dimanche 19 juin 2011

La fausse information

C’est en fin d’après-midi que le site www.cridem.org a produit un appel de quelqu’un, un parent d’élève dont le fils lui a rapporté une épreuve soi-disant du bac. L’épreuve est même téléchargeable. Le ministère a dû démentir quelques heures après.
En tant qu’enseignant – à l’origine – je sais que ce sont là des informations récurrentes depuis le scandale de 2000, quand le bac a été vendu par les intermédiaires du ministre de l’époque. Mais, depuis, les choses ont nettement évolué.
Parent d’élève moi-même, j’ai été soumis ces derniers temps à une pression énorme : chaque jour, des camarades de mon enfant viennent lui annoncer que telle ou telle papeterie vend les épreuves. Je lui explique que c’est un commerce porteur pour ces papeteries, mais que cela n’a aucun fondement : les épreuves du bac sont sous scellés et personne n’y a accès.
«Mais, papa, c’est un organe d’information qui a donné la nouvelle, il ne peut pas mentir. Il doit avoir fait une enquête pour s’assurer du fait». C’est ce que mon enfant m’oppose depuis que nos confrères de cridem.org ont accepté de faire passer une information qui n’en est pas une. Mais le malheur, c’est que, avec ou sans démenti du ministère, le mal est fait. Personne ne peut plus avoir confiance dans le système éducatif qui était déjà largement décrédibilisé par l’exercice dont il souffre depuis trois décennies. C’est grave et ça ne peut pas rester sans suite. Une enquête policière – et/ou administrative – doit déterminer les responsabilités, non pas dans la fuite qui n’est pas vraie, mais dans la diffusion d’une information destructrice. Pour ce qu’elle fonde de doutes sur la sincérité même de l’appareil administratif de l’éducation.
Il y a peu, d’autres sites ont fait état de l’interpellation d’un officier, attaché militaire dans un pays voisin, pour relations supposées avec Al Qaeda. L’information n’est basée sur aucun fait. Mais allez le dire aujourd’hui aux médias qui en ont fait état à l’étranger, aux chercheurs sur la question…, la vérité pour eux à présent c’est que l’Armée mauritanienne «est infiltrée par AQMI». Alors que l’information sur laquelle on se base pour faire une telle conclusion, cette information est absolument fausse. Que faire alors ?

samedi 18 juin 2011

Que reste-t-il de l’Appel de De Gaulle ?

Juin 1940, tout semble avoir été joué pour la France. Les forces allemandes contrôlent les deux tiers du pays. Le Maréchal Pétain signe l’armistice qui met fin aux hostilités et signe la défaite effective des forces françaises. On croit alors que la position du Maréchal épousait mieux les exigences de la realpolitik. On oubliait le sens de l’Histoire. On oubliait surtout l’effet catalyseur d’un Appel lancé depuis Londres par un certain Général de Gaulle… c’était le 18 juin, la veille de la capitulation. Ce jour-là, les français écoutant la BBC entendirent ceci :

"Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.
Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. 
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres."
Dans ses mémoires, De Gaulle explique ainsi le moment et la portée : «La première chose à faire était de hisser les couleurs. La radio s'offrait pour cela. Dès l'après-midi du 17 juin, j'exposai mes intentions à M. Winston Churchill. Naufragé de la désolation sur les rivages de l'Angleterre qu'aurais-je pu faire sans son concours ? Il me le donna tout de suite et mit, pour commencer, la B.B.C. à ma disposition. Nous convînmes que je l'utiliserais lorsque le gouvernement Pétain aurait demandé l'armistice. Or, dans la soirée même, on apprit qu'il l'avait fait. Le lendemain, à 18 heures, je lus au micro le texte que l'on connaît.»
70 ans après, on se demande ce qu’il en reste. Dans mes lectures sur la commémoration de l’anniversaire, je suis tombé l’éditorial de Bertrand Le Gendre (Le Monde du 17 juin) qui dit : «Ceux qui continuent à se disputer la vraie croix de Lorraine sont des nains comparés à ce géant. Peut-être se rappellent-ils ce que disait de Gaulle avant qu'il ne devienne de Gaulle, en 1932, dans Le Fil de l'épée (Berger-Levrault) : "L'action, ce sont les hommes au milieu des circonstances." Les circonstances changent. Les hommes se hissent ou non à leur hauteur. C'est cela être gaulliste aujourd'hui. On est curieux de savoir ce qu'en dira le chef de l'Etat le 18 juin à Londres, lui qui affirmait avant son élection : "Le gaullisme ne se commémore pas, il se vit !"»
Pour sa part, Jean-Louis Debré explique dans une interview: «Soyons clair. Le vrai gaullisme, c'est celui de De Gaulle et de ses compagnons, celles et ceux qui ont fait le chemin de la Résistance, de la reconquête, de la reconstruction, de la traversée du désert et qui - on l'oublie trop - ont remis la France en marche. Après, il y a eu un gaullisme pompidolien, un gaullisme mitterrandien, un gaullisme chiraquien.»
Lui De Gaulle disait en 1952 que "chaque Français fut, est et sera "gaulliste"". Il tenait aussi à expliquer : "Mon seul adversaire, celui de la France, n'a jamais cessé d'être l'argent."
Où en est la France d’aujourd’hui ?

vendredi 17 juin 2011

De Wade à Ould Bolle

Le 11 juin dernier, le président sénégalais réitérait sur RFI son appel à Kadhafi de quitter le pouvoir, reprenant son «conseil appuyé» au Guide libyen : «Plutôt tu partiras, mieux ça vaudra». Un conseil qui vaut pour tous ces chefs d’Etats qui s’agrippent au pouvoir et qui semblent servir de modèle à «Gorgui»…
Dans cet entretien avec RFI et pour se défendre d’avoir agi en dehors de la volonté africaine, le président Wade a déclaré qu’au cours du sommet d’Adis, la majeure partie des chefs d’Etats présents s’étaient prononcé pour demander à Kadhafi de partir. Seul le président Aziz s’était opposé, selon lui, à ce que la demande figure expressément dans la résolution de l’UA. Ce qui est faux. Quand le président Wade a pris la parole pour fustiger Kadhafi et la Libye du Guide, c’est Yoweri Museveni qui a pris la parole pour s’opposer à sa démarche. Il a rappelé les rapports de son pays, l’Ouganda, avec la Libye, ses trois guerres contre des protagonistes financés par Kadhafi, son opposition à son projet de gouvernement d’Union africaine lors du dernier sommet auquel il avait participé. «Qui l’a soutenu en demandant la mise en place immédiate d’un gouvernement africain ? qui l’appelait le Guide et lui accordait tous les attributs de grandeur ? qui le recevait en grande pompe et se pliait devant sa volonté ? le doyen Wade…», a-t-il répliqué en substance aux propos de Wade. Après cette intervention, les chefs de délégation se sont concentrés sur la feuille de route de l’Union africaine qui reste l’expression de l’Afrique unie. Pour une fois, les africains ont exprimé une position indépendante par rapport aux forces de domination, il y a de quoi être fier nonobstant le reste. Que Zuma se cherche un rôle distinct, on peut le comprendre car il veut bien capitaliser ce rôle dans sa course pour le poste de membre permanent du Conseil de sécurité représentant le continent noir. Même s’il oublie quand même qu’il ne peut tirer sa légitimité que de ses pairs africains. Mais pour le président Wade ? Hier fervent disciple du Kadhafisme, aujourd’hui le qualifiant de dictature qui a duré 42 ans ? Pour les faveurs du président Sarkozy qui a quand même introduit le fils Karim dans la cour des grands en le présentant au président Obama lors du sommet du G8 ?
Toujours à propos des positions «originales» - ou singulières – par rapport au problème libyen. J’ai été mandaté par le maire de F’Dérick, localité du nord du pays, pour exprimer une proposition à Kadhafi. Lui, Ould Bolle, président du parti de «lefoueysdine» (les idiots, les diminués…), maire de F’Dérick, est prêt à abandonner tous ses postes pour Kadhafi. Son parti, sa mairie, en contrepartie de son départ et de celui de sa famille de Libye. Lui, Ould Bolle s’engage à lui disponibiliser quelques tentes en plein désert, de bonnes chamelles de traite, en plus du parti qu’il dirige et qui semble être le plus grand parti du monde. «Il y a deux catégories de gens : ceux qui se fâchent quand on leur dit qu’ils sont membres de notre parti, ceux-là sont des membres fondateurs, et ceux qui se taisent, ceux-là en sont membres par acquiescement», explique Ould Bolle qui n’a jamais profité lui des faveurs du Guide libyen.

jeudi 16 juin 2011

Des changements à la DGSN

La Direction générale de la Sûreté nationale vient de procéder à quelques changements dans ses directions et dans quelques commissariats de l’intérieur.
Ce mouvement a consacré la désignation de Mohamed Abdallahi Ould Taleb Abeidy dit Ould Adda à la direction de la surveillance du territoire. En quittant la direction de la sûreté d’Etat en 2008, il avait été nommé directeur de la police judiciaire où il avait lancé de nombreux projets de modernisation des procédures et des approches avant de se retrouver conseiller du directeur général. Plusieurs fois directeur régional de la sûreté, le commissaire Ould Adda est l’un des cadres les mieux outillés de la police nationale.
A la tête de la DSE entre 2006 et début 2008, il a dirigé, sous les ordres du Général Ghazwani, le démantèlement des cellules opérationnelles de Al Qaeda au Maghreb Islamique. Ce qui en fait l’un des meilleurs connaisseurs du dossier terrorisme. Son retour aux premières loges peut s’expliquer par la recherche d’un nouveau rôle de la police dans la lutte anti-AQMI qui semble être l’apanage de l’Armée.
Ould adda remplace Mohamed Ould Denna qui va à la direction du personnel. Lui aussi un personnage atypique de l’encadrement de la police nationale. Sa piété et sa droiture font presque le consensus. Mais pourquoi ne pas avoir confirmé dans son poste de directeur-adjoint Mohamed Lemine Ould Ahmed ?

mercredi 15 juin 2011

Toujours question de chiffres

Lundi dernier, un accord de financement d’un montant de 16 millions de dollars a été signé entre la Banque Mondiale et l’Etat mauritanien. Il a pour objectif principal d’aider le pays à lutter contre le chômage. C’était si important que l’ambassadrice des Etats-Unis, le coordinateur de la coopération espagnole et le représentant de l’AFD (Agence Française de Développement) ont marqué la cérémonie de signature de leur présence. 
Le site www.tawary.com nous rapporte que le ministre des affaires économiques et du développement a déclaré, au cours de la revue de mi-parcours, que le pays a utilisé 383 millions dollars sur l’ensemble de l’enveloppe des financements de la Banque Mondiale. Le site rapporte qu’une source officielle du bureau de la BM à Nouakchott a corrigé en affirmant que la Mauritanie n’a «consommé» que 23,3 millions dollars. Pour deux projets, celui du Programme de développement urbain que dirige Mohamed Ould Babetta et celui des mines que dirige Samoury Ould Sweidatt. Les deux ont présenté des projets assez ficelés pour convaincre la BM de les financer. Pour le reste, rien.
Cela rappelle la situation du projet phare dans la modernisation et le renforcement des capacités de l’administration mauritanienne, celui qu’on appelle le PRECASM. L’évaluation à mi-parcours qui a été faite il y a quelques semaines de ce projet, s’est faite alors que sa première phase était close depuis l’année d’avant. Aujourd’hui, ce projet est incapable d’absorber six millions dollars destinés à «renforcer les capacités de l’administration». Vous vous rendez compte !!!!

mardi 14 juin 2011

Les chiffres parlent

J’ai toujours été intrigué par la facilité pour le Mauritanien normal de jongler avec les chiffres. Je ne sais pas si cela nous vient de loin, mais je suis sûr que la gestion hasardeuse et même dangereuse des trois dernières décennies a cultivé cette propension a citer les chiffres sans faire attention, sans se dire qu’un chiffre exprime une vérité et non une approximation.
Je me souviens que quand on est allé en Côte d’Ivoire, on ne pouvait pas savoir combien de Mauritaniens étaient installés dans ce pays. Les chiffres qu’on nous avançait variaient entre 30.000 et 200.000. Parfois c’est une seule personne – de surcroit un diplomate – qui vous dit : «c’est entre 30 et 200.000 personnes». Et combien de fois vous entendez : «untel n’a rien fait, il a juste bouffé un milliard d’ouguiyas». Mais un milliard, c’est quelque chose. Prenez vos calculettes et essayez de savoir combien de minutes depuis l’Hégire jusqu’à maintenant. Moins de huit-cent-cinquante millions de minutes se sont passées. Un milliard c’est beaucoup. Un chiffre, c’est important.
Je vous invite à aller sur le site www.tresor.mr et à regarder les données. Vous allez être surpris. On nous dit que les caisses de l’Etat ont été vidées, que les recettes fiscales ont baissé à cause des passe-droits accordés aux importateurs proches du régime.
Et on prend l’exemple du fonds national des hydrocarbures. Sachez qu’au 30 du mois d’avril 2011, les revenus de l’Etat tirés du pétrole encaissés atteignaient un peu plus de 6.214 millions dollars américains, (6 214 337,41 USD) soit l’équivalent d’un peu plus de 1.692 milliard d’Ouguiya (1 692 909 797.23 UM). A cette même date, le solde du compte FNRH était d’environ 58.905 millions de dollars US (58 905 077.49 USD), soit l’équivalent de 16.579 milliards d’ouguiya (16 579 339 368.6 UM). Savez-vous aussi que les entrées douanières ont doublé pour le premier semestre 2011 par rapport à 2010 (42 milliards UM au lieu de 21), triplé et même quadruplé par rapport aux années d’avant ?
On va rarement à la source d’information, parce qu’on préfère l’approximation à l’exactitude du chiffre. Sinon comment comprendre que la plupart de nos opérateurs – politiques, médiatiques … - préfèrent s’en remettre à la rumeur sur le chiffre plutôt qu’à la donne officielle. On me dira que l’épisode des faux chiffres a détruit la crédibilité de la source officielle. A quoi je rétorquerai qu’il n’y a rien de pire que les supposés de la rumeur. Et qu’en tout cas, des sites comme celui du trésor public contribuent à renforcer la tendance transparence. Il faut donc y croire.

lundi 13 juin 2011

Le CNT (enfin) en cause

C’est un rapport que le Centre international de recherche et d'études sur le terrorisme et d'aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT) et le Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), viennent de rendre public qui donne l’alerte. Enfin. Ce qui se passe en Libye n’est pas aussi «évident» que semblent le croire Bernard-Henry Lévy et ses adeptes (dont le Président Nicolas Sarkozy).
Le rapport craint que l’on ne soit en face d’une machination qui a commencé par l’exagération de l’information concernant le bombardement par les forces de Kadhafi des civils et ce pour justifier l’intervention occidentale ; et qui a fini par auréoler les révolutionnaires de tous les qualificatifs positifs. Le rapport fait suite à une mission qui est d’abord allée en Tripolitaine (Tripoli) du 31 mars au 6 avril, ensuite en Cyrénaïque (Benghazi) du 19 au 25 avril.
Au-delà de l’idéologie fondamentaliste combattante que dégagent les discours et les comportements des «révolutionnaires», les experts ont été surpris par le refus du Conseil national provisoire (CNT) de présenter l’ensemble de ses membres. «Seuls les noms de 13 des 31 membres sont publicsL'identité des représentants de l'ouest libyen n'a pas été révélée pour des raisons "de sécurité". (...) Des raisons discutables». Pour la plupart des 13, il s’agit des apparatchiks du régime Kadhafi. Dont d’ailleurs Moustapha Abdel Jelil, président du CNT et ancien ministre de la justice du «Guide». Il a, en tant que juge, confirmé par deux fois la peine de mort contre les infirmières bulgares. Cette affaire dans laquelle le «Guide» avait bien voulu accorder le beau rôle à Sarkozy fraichement élu Président de la République. C’était au moment des amitiés douteuses.
Selon Eric Dénécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement, «on est face à des individus qui sont extrêmement marqués dans leur comportement quotidien et leur volonté d'imposer leur système en allant jusqu'à imposer la charia». Ce qui n’est pas forcément un handicap s’il était sous-tendu par un projet d’Etat citoyen moderne. Mais rien que l’idéologie salafiste portée par une structuration hyper-tribalisée. Rien de bon.
«Les membres de la mission ont été très surpris par le caractère artificiel de cette "révolution" par procuration». N’est-ce pas ?
«La guerre civile a provoqué le retour chez eux de nombreux émigrés économiques, alors même que leurs pays connaissent un important chômage. Cet exode risque d'aggraver significativement la situation intérieure de ces États : ils perdent une source de revenus -celle des transferts de fonds des émigrés- et voient revenir chez eux des travailleurs qui vont grossir la masse des chômeurs et des insatisfaits». Pas de quoi torpiller l'initiative confiée par l'Union africaine à un panel de chefs d'Etats du continent.
Comme le dit le rapport personne ne peut pleurer Kadhafi, mais il y a lieu de se poser des questions.