jeudi 2 janvier 2014

Fête de la SNIM

Un record, cela se fête. Et c’est en grande pompe que la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM) a célébré son record de vente pour 2013. 13,042 millions de tonnes exportées au 31 décembre 2013. C’est le plus fort chiffre jamais atteint depuis que la SNIM a en charge le secteur des mines de fer.
Cette performance historique intervient au moment où la SNIM est engagée dans un vaste et ambitieux programme de transformation, baptisé NOUHOUDH. Ce programme vise à porter, dans les 25 ans qui viennent, la production de la Société à 40 millions de tonnes par an et à hisser la SNIM parmi le Top 5 mondial des exportateurs de minerai de fer en seaborne.
Le mot-clé de la stratégie développée par la SNIM pour la décennie à venir est bien le mot «vision». Elle s’articule autour d’un programme de huit axes : 1. Recherche géologique ; 2. Augmentation de la production ; 3. Efficacité opérationnelle ; 4. Promotion des compétences ; 5. Positionnement sur le marché ; 6. Développement du partenariat ; 7. Développement durable ; 8. Cadre de vie et intégration à l’économie nationale.
La philosophie d’un tel programme découle de la nécessité d’avoir «une stratégie industrielle contrôlée», selon les termes des hauts cadres de la société. La stratégie part d’un diagnostic qui permet d’envisager de compter parmi les cinq premiers exportateurs de fer dans le monde. Pour ce faire, deux impératifs : ne pas perdre de temps et trouver obligatoirement le minerai de qualité. Les tergiversations ou la non réalisation des objectifs de production peuvent fatalement entrainer la fin de l’entreprise. Rien que «l’efficacité opérationnelle» développée en prélude de la réalisation des grands travaux, rien que cela peut déjà faire gagner dans l’ordre de 20% à la production. Il s’agit, à partir de la réorganisation, en vue de les améliorer, des méthodes de travail, d’avoir un résultat meilleur et un niveau de production supérieur à celui qu’on avait. Elimination de tous les «petits gaspillages», standardisation du travail, pérennisation du processus… ce sont là quelques-uns de piliers de la «transformation opérationnelle» mise en œuvre par la SNIM avec le concours d’un cabinet international. Tout cela pour atteindre le chiffre des 40 millions de tonnes à exporter par an pour un coût de production inférieur à 40 dollars la tonne.
A l’occasion de la célébration de ce premier résultat, l'Administrateur Directeur Général de la SNIM, Mohamed Abdallahi Ould Oudaâ a félicité l'ensemble des travailleurs de la Société pour ces performances historiques exceptionnelles, les engageant à se mobiliser davantage en faveur du développement de l'entreprise.
Héritière de la MIFERMA, la SNIM devient en 1978 une «Société d’économie mixte» (SEM) : 78,35% à l’Etat mauritanien, 7,17% reviennent à l’IBK, institution financière du Koweït, 5,66% à ARMICO, 4,59% à Irak Fund, 2,30% à ONYHM (Maroc), &,79% à la Banque Islamique de Développement, et 0,14% aux privés mauritaniens. Son chiffre d’affaires atteint aujourd’hui 1,5 milliards de dollars. Elle participe au niveau de 30% au budget national et à 20% du PIB.

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