samedi 1 décembre 2012

Le SIDA tue encore


C’est la journée internationale du SIDA, l’occasion de faire le bilan de cette pandémie qui ravage le monde depuis une quarantaine d’années. Dans notre pays, al prise en compte de la question du SIDA date de la fin des années 90. Selon les dernières statistiques, le taux de prévalence ici est de 0,7%. La maladie concerne en général des groupes fragilisés par la promiscuité, l’ignorance, le refus d’abstinence ou d’utilisation de préservatifs… En 2010, 25000 personnes vivaient avec le virus en Mauritanie. Parmi elles, 1630 femmes séropositives et enceintes. Le nombre de décès suite à la maladie était de 3570. Les orphelins du SIDA – ceux dont les parents sont morts à cause de la maladie – étaient au nombre de 3010. Très réfractaire à l’ouverture d’un dialogue autour de la question, notre société a nettement évoluée ces dernières années sur la question, même si quelques relents rétrogrades affleurent de temps en temps. Notamment avec ces Imams qui attaquent violemment tous les programmes destinés à éveiller les populations sur l’importance de la prévention, notamment en utilisant les préservatifs. Mais en gros, l’action préventive a trouvé des médium de notoriété qui ont aidé à diffuser cette culture de la prévention. Si bien qu’on parle aujourd’hui de la maladie en public, de ses causes, de ses conséquences…
Lors de la cérémonie officielle de célébration de cette journée, le délégué de l’OMS dans notre pays s’est réjoui du recul de la maladie.
«Nous sommes passés de la détresse à l’espoir. Beaucoup moins de personnes meurent aujourd’hui du Sida. Vingt-cinq pays ont réduit les nouvelles infections de plus de 50%. Le rythme des progrès s’accélère. Il est sans précédent – ce qui prenait une décennie est désormais réalisé en 24 mois à peine. Maintenant que nous savons qu’une intensification rapide et massive des programmes de lutte contre le VIH est possible, nous devons faire plus».

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