dimanche 7 octobre 2012

Souvenirs, souvenirs…


Hier soir sur TVM, Cheikh Sidi Abdalla recevait Nagi Mohamed Imam, un poète engagé qui a marqué près de trois décennies durant la culture du pays. Le principe de l’émission est simple : faire découvrir un poète par le grand public en le faisant parler de lui-même. Cela tourne rapidement à un témoignage sur une époque méconnue des Mauritaniens. Forcément parce qu’il s’agit de Mohameden Ould Ichidou, Ahmedou Ould Abdel Kader, Mahjoub Ould Boye ou, depuis deux séances, Nagi Mohamed Limam. Des gens qui ont vécu une Mauritanie insoupçonnable aujourd’hui.
Avec ses utopies, ses militants, ses créateurs, ses vertus, ses engagements naïfs… Hier Nagi a parlé du Nouakchott des années 70. Quand il y débarquait revenant de Dakar qu’il avait rallié directement de son campement lointain.
Lui qui avait établi une correspondance avec un programme de Radio Mauritanie, une émission que présentait Hacen Ould Moulaye Eli et qui se rapportait à la culture, lui sera recruté deux jours après son arrivée à Nouakchott. Sans intervention. Sans qualification particulière. «Rien, expliquera-t-il, que parce qu’on me reconnaissait quelque talent qui pourrait servir la radio à ce moment-là».
Il profitait de ce passage pour faire une adresse à la jeunesse d’aujourd’hui pour leur dire que cette Mauritanie où l’on reconnait les talents, où l’on n’avait pas besoin de piston pour aboutir, où l’on pouvait créer librement, que cette Mauritanie-là a existé.
Il avait raison de le rappeler aux jeunes mais aussi aux vieux qui semblent avoir oublié à force de pratiques dangereuses et immorales.
Avec Nagi Mohamed Limam, nous avons eu droit à quelques échappées salvatrices. Des échappées qui nous prouvent que tout est possible. Surtout le bien pour le pays.

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