vendredi 22 juin 2012

La fête de la musique


Hier c’était la fête internationale de la musique. A l’instar de 109 autres pays, la Mauritanie a marqué la journée. Il faut cependant remarquer que malgré le temps passé, bientôt 30 ans, les acteurs mauritaniens n’arrivent pas à s’approprier l’évènement. C’est encore une fête «française». Faute d’initiative mauritanienne, c’est toujours le Centre culturel français – je n’arrive pas à adopter l’IFM (institut français) – qui s’occupe de l’organiser. Tant qu’elle existe, c’est tant mieux.
Nous savons ce que la musique peut et ce que nous lui devons. «Quand les rythmes de la musique changent, les murs de la ville tremblent». Ne me demandez pas de vous dire qui l’a dit, c’est une assertion qui m’accompagne depuis les années du collège, quand on croyait encore aux révolutions et aux changements absolus.
C’est la musique qui est le meilleur indicateur de la direction que prend une société. Si c’est vers l’avant qu’elle se tourne ou si c’est le statu quo qu’elle préconise. Si cette société accompagne son époque ou si elle s’en désolidarise, préférant les sentiers perdus.
Nos sociétés doivent tout à la musique. Elle est le creuset de leurs cultures. Et chaque concert, chaque séance est un lieu social et culturel intense. Un lieu social où les barrières générationnelles disparaissent. Un lieu culturel pour ce qu’il favorise d’expressions et de créativité.
Rendons à la musique ses lettres de noblesse. Commençons par nous approprier cette journée de la fête de la musique.

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