lundi 31 octobre 2011

Dix ans déjà !


On nous apprend que la mort est une étape de la vie, une sorte d’aboutissement fatal. Et c’est vrai, c’est «une route tracée pour tous», comme disent ces gens qui croient vous compenser la perte que vous venez de subir, en vous entourant et en vous assenant des lapalissades du genre.
Mais nous apprenons par nous-mêmes que si la mort est une fatalité, l’oubli n’en est pas. Et nous commémorons. Pour ne pas oublier.
Chaque année, chaque cinq ans et puis chaque dix ans… en attendant de le faire chaque siècle. Qui dit que les Mauritaniens du futur ne seront pas plus fidèles que ceux d’aujourd’hui ?
…H'bib Ould Mahfoud est né le 10 septembre 1960 aux environs de Gnifrar, l’ancien Hsey Meyloud comme il aimait dire. Ses premières années il les passera entre le centre de l’Iguidi et Boutilimitt au gré des affectations de son père, Sidi Ould Mahfoud qui fut l’un des premiers gendarmes du pays.
Sous la tente qui l’a vu naître, trois écoles du domaine «bidhâne» s’enrichissaient l’une l’autre : celle de la mesure et de l’humilité, celle de la vivacité et de la spontanéité et celle de la candeur et de l’endurance.
Trois prénoms lui colleront sous cette tente : Beddah du nom du Vénéré Cheikh Abdel Vettah Ould Cheikh Ahmed LelValli qui fut pour son époque et son milieu un Maître et un modèle, et pour le «petit Beddah» plus qu’un grand-père ; H’bib qui donna Habib par altération ou convenance, et qui lui vient de l’Emir du Trarza, l’une des dernières grandes incarnations de ce que l’aristocratie Bidhâne comptait de mieux ; et Mahfoudh qui était le prénom le plus usité par son père.
C’est dans cet environnement extraordinaire qu’est le Gnifrar des années 60 qu’il grandit et qu’il s’ouvre à la vie. «Quelle ouverture ! aimait-il à répéter. Nous sommes à moins de quatre kilomètres de Dowchliya et jamais nous ne nous aventurons vers ce village». Pourtant il apprend à être curieux sans être impertinent, doué sans espièglerie, intelligent sans prétention… C’est comme ça qu’on naît et qu’on grandit ici.
Son premier maître d’école est feu Mohamed Ould Bagga. Sa première classe se passe sous la tente. Son premier livre est un Larousse que son père lui rapporte et qu’il finit par réciter.
Il débarque à Mederdra à la fin des années 60 où il termine son cursus scolaire primaire. Il passe le concours d’entrée en sixième en juin 1972 et va à Nouakchott pour poursuivre au collège des garçons de la capitale.
Ceux qui ont étudié avec lui ont encore le souvenir de ce garçon intelligent qui ne ratait jamais de cours, qui était toujours premier en français et dernier en mathématique. Certains de ses professeurs de maths avaient vite fait de l’appeler «le Victor Hugo de la classe». C’est en classe de troisième qu’il compose son premier poème qui sera inscrit dans les programmes scolaires de l’IPN plus tard. Déjà en quatrième, il fonde, avec ses amis Ahmed Ould Alioune, Elemine Ould Mohamed Baba et Ould Oumeir un journal dénommé «Al Anba». Parti pour être un journal scolaire, Al Anba prend vite l’allure d’un vrai journal. L’expérience est assassinée : ce qui ne passe pas par le CREA (centre d’animation du Parti) n’a pas de raison d’exister (les kadihines sont passés par là).
Il obtient son brevet franco-arabe en juin 1976. C’est au Lycée national qu’il se fait connaître. Trois années durant, les élèves de la filière Lettres Modernes n’auront d’yeux que pour celui qui peut aligner des dizaines de lignes sans faire de faute, réciter des centaines de vers sans sourciller. Avec une bande de copains, il obtient le Baccalauréat en juin 1980.
La volonté imbécile d’une administration qui montrait déjà son incompétence, fait que Habib se retrouve orienté vers Alma Ata en Russie pour faire des études de cinéma. Ce qu’il refuse. Il est finalement inscrit à l’Ecole normale Supérieure de Nouakchott où il brille véritablement. Ce qui ne l’empêche pas de quitter au bout de deux ans après avoir obtenu le diplôme de certificat d’aptitude à l’enseignement du premier cycle.
Il est envoyé à Aïoun où il enseigne pendant quatre ans. Il complète sa connaissance de la Mauritanie et redécouvre les trésors cachés de la culture Bidhâne.
En 1987, il est affecté à Nouadhibou où il essaye de s’accrocher à un métier qui a perdu ses lettres de noblesse. Puis en 1991, il est envoyé à Atar.
Entre-temps, ses amis qui ont fondé Mauritanie-Demain, font vite appel à lui. Ici, il se fait remarquer par son génie et son courage.
C’est là que l’on découvre Mauritanides. Et c’est ici que Habib se découvre lui-même. Acceptant d’offrir au monde une face de son être si riche et si complexe.
Habib s’est éteint le 31 octobre 2001, à 22 heures 30 mn à l’Hôtel-Dieu de Paris.
Quand il écrivait son livre «Les quatre vents de l’esprit», Victor Hugo disait : «Ce livre est écrit beaucoup avec le rêve, un peu avec le souvenir. Rêver est permis aux vaincus ; se souvenir est permis aux solitaires». Chacun de nous pourrait faire sienne cette affirmation.
A Taghla qui a su porter dignement notre deuil à tous, à Toutou, Bodde et Oum Kalthoum (Kelthama)… à Sidi, Khadijetout, Mghayli, Taki et Mghayli… à Tislim et les filles (Moume, Mana et Mint Balla)… à tous ceux des amis et compagnons (de fortune ou d’infortune), à ceux des nôtres qui continuent d’entretenir la flamme en refusant l’emprise de l’oubli, je réitère l’expression de mes condoléances les plus attristées. Dix ans déjà…

dimanche 30 octobre 2011


(Le temps) «coule et nous passons»


Ceux parmi vous qui n’auront pas reconnu quelques mots d’un ver de Lamartine, tirés de son célèbre poème «Le lac», vont devoir aller ailleurs… la suite ne les concerne pas.
La suite, c’est cette bataille continuelle que nous menons contre le Temps… nous voulons en faire un lieu… tandis qu’il coule pour nous, nous laissant au bord d’un cours que nous n’arrivons pas à suivre. Faute de n’avoir jamais essayé. Et nous tournons en rond.
Mais pour rompre avec la peur que cela inspire, je m’en vais vous dire que cette relation équivoque avec le Temps prend parfois de belles allures. Parce qu’elle inspire des poètes prodigues, des génies inégalés.
«kelhamd illi manzal la’laab
dahru vaat u gafaat shaab
likhriiv u taavi ‘aad ish haab
il harr u varqet yaajoura
u vraq baass ilkhayl illarkaab
ilmin ha kaanit ma’dhuura
u khlat bard ellayl u lemdhal
waryaah issehwa mahruura
u khlat zaad igiliiw u dhal
ilkhayma hiya waamur»
Première traduction : (heureusement que le temps de l’occupation des grandes dunes/est passé et que la saison des pluies hivernale recule/que les fortes chaleurs/ont baissé comme le souffle de l’harmattan/qui empêchait de monter les chevaux/prétexte pour les mauvais cavaliers/et s’est mélangé la fraîcheur de nuit et de jour/le vent du nord ouest a soufflé/et s’est mélangé l’air humide des marigots asséchés, l’ombre des tentes et celle des accacias)

Deuxième traduction de Mick Gewinner, ancien professeur de littérature au Lycée français de Nouakchott, restée pour toujours amie du pays et de ses cultures:
Les grandes dunes ne sont plus occupées,
ce temps-là est passé, bonheur !
Le temps des pluies hivernales s’éloigne,
bonheur ! Les fortes chaleurs ont baissé,
comme le souffle de l’harmattan
qui empêchait de monter les chevaux,
-un prétexte pour les mauvais cavaliers, ha !
Et se sont accordées la fraîcheur de nuit et la fraîcheur du jour,
Et le vent du nord ouest a soufflé,
il s’est fondu dans l’air humide encore des marigots asséchés,
dans l’ombre des tentes et celle des acacias

Le génie inégalé de Erebaane, un poète de l’Aftout, nous place ici dans une perspective, jamais explorée – du moins à ma connaissance – par les poètes de l’espace Bidhâne. En général, on chante un lieu pour le moment qu’on y a passé, souvent aux côtés de la bien-aimée. Le lieu incarne alors l’amour impossible, le bonheur éphémère, le souvenir fugace… Il est, dans la lutte avec le temps, le prétexte de fixer un temps. De faire du temps un lieu. Une manière de le matérialiser de façon définitive. Chez Erebaane, c’est un temps qui est en lui-même la muse. Un temps qui n’est pas celui d’un homme du désert habituel. Le nomade maure ne trouve sa plénitude que pendant l’hivernage, période de pluies et de faste. Moment dans ce «temps cyclique» de bonheur : abondance (lait, viande…), abandon provisoire des grands déplacements, retrouvailles des campements, période d’amours par excellence…
Le Maure adore planter sa tente au-dessus de la plus grande et de la plus imposante des dunes. Il a une aversion naturelle pour les cuvettes, et surtout le fond des cuvettes. Notre poète Erebaane qui fait partie des génies du Trab el Bidhâne, chante justement le moment qui correspond au cycle qui voit les campements abandonner les dunes pour les cuvettes, à la fin de la période hivernale et au tout début de cet «automne» local où nous avons les prémisses d’une saison froide qui mettra du temps à s’installer. L’entre-deux saisons est un idéal pour le poète. Pas pour les beaux yeux d’une quelconque dulcinée, même pas pour un souvenir. Pour le temps lui-même. Ailleurs, Erebaane ne manque jamais de s’en prendre violemment au «temps maudit qui te donne certes de beaux jours, mais te fait souffrir en d’autres jours» (…ghayr eddahr tfu biih/maa yahsan bayaam ‘lahad/maa bayaam khra saa’ ‘liih).

samedi 29 octobre 2011

Une (grande) raison pour voter cette femme


L’autre jour, j’ai été voir des parents quelque part dans la gazra de Nouakchott. Ces visites que nous imposent la culture sociale et les préceptes religieux (qui se confondent parfois, qui s’alimentent toujours entre eux).
L’une de leur fille, atteinte d’une maladie grave qui nécessite un traitement coûteux et des contrôles tous les quinze jours, avait été «aiguillonnée» par une amie sur la Mairie de Tevraq Zeina qui offre, au niveau de son service social, à des gens indigents et malades la possibilité de se procurer leurs médicaments.
J’avoue ne pas encore fait le déplacement pour savoir de quoi il s’agit. Mais rien qu’à partir de ce que ma cousine m’a décrit, rien que son cas, je suis déjà enthousiasmé par une telle initiative.
Le service social de la Mairie de Tevraq Zeina a un contrat avec une ou deux pharmacies chez lesquelles il envoie les malades «sélectionnés» ou admis à pouvoir bénéficier d’un tel service. Il s’agit de gens qui prouvent leur indigence, qui ont des traitements coûteux qu’ils ne peuvent payer et qui n’ont d’autre recours que le service social.
On me dit qu’au début, le service ne couvrait que les indigents de la circonscription électorale de Tevraq Zeina, essentiellement les gardiens, les mendiants, les maîtres des écoles coraniques échoués ici… mais très tôt, le service a ouvert aux autres circonscriptions aidant des gens qui arrivaient de partout de Nouakchott. J’ai d’ailleurs trouvé quelques bénéficiaires dans le milieu de la gazra, milieu connu pour sa précarité.
Sans extravagance, sans tapage, une structure publique rend service – et quel service ! C’est assez rare dans notre pays pour être célébré.
Tout le mérite en revient à cette femme qui dirige cette Mairie depuis pas mal de temps. Fatimetou Mint Abdel Malik, c’est le nom de cette femme, a compris que le mieux pour un pouvoir local, c’est de servir les plus nécessiteux des hommes et femmes qui sont là. Quoi de plus utile que de leur permettre de se payer les médicaments qui atténuent les maux qui les rongent en silence ?

vendredi 28 octobre 2011

Le plus original d’entre nous


Abderrahmane Ould Ahmed Salem, plus connu sous son nom de star «Ahmed Toutou» mérite un hommage appuyé, lui qui réussit depuis quelques années à fêter le cinéma mauritanien… en Mauritanie. Entreprise qui demande un engagement très fort et surtout une foi inébranlable. Ahmed Toutou possède tout pour mener à bien une carrière d’acteur, de créateur, de cinéaste, d’organisateur… dans un pays où la sécheresse de l’environnement a fortement et définitivement marqué les cœurs et les esprits, les durcissant encore plus, au point de ne plus s’émouvoir, de ne plus apprécier le beau et l’original.
Ahmed Toutou n’a en rien été contrarié par cet environnement hostile, par cette hostilité de ses contemporains, hostilité qui s’affiche tantôt par l’indifférence tantôt par le rejet systématique. Il se bat depuis une trentaine d’années – il a commencé très jeune son combat. Il se bat pour avoir un espace de libre expression. D’abord au niveau de la scène théâtral où il a dû livrer une bataille épique pour faire accepter au milieu maraboutique auquel il appartient, sa vocation d’homme de scène. Ensuite à l’écran où il continue de se battre pour imposer le septième art à sa société – une société dont la déconfiture récente a mené au conservatisme …de façade.
Quand on croise Ahmed Toutou, on n’est jamais indifférent. A ceux qui lui reprochent de s’habiller selon les préceptes de la «sape», ou de se comporter publiquement comme il veut, à ceux-là j’objecterai que Abderrahmane Ould Ahmed Salem est sans aucun doute l’homme le plus original de ce pays, qu’il assume cette originalité dont il fait un combat et que, pour cela encore, il mérite tous les hommages.
On ne s’appelle pas Ahmed Toutou pour rien. Surnom mérité d’un artiste qui sait nous faire rêver, qui nous pousse à libérer notre imaginaire, à nous libérer nous-mêmes des contingences d’un monde pourri par l’argent, la flagornerie, le faux et l’usage de faux.

jeudi 27 octobre 2011

Incroyable mais vrai


Mon ami est un avocat. Cela fait du temps qu’il officie. On peut dire qu’il est très bon, même s’il a toujours tourné en-deçà de ses capacités.
Il y a quelques années, il avait été à Zouératt défendre un accusé dans une affaire de trafic de drogue. L’homme qu’il devait défendre avait loué une chambre chez un éleveur de la région pour y entreposer des sacs. Le propriétaire était l’un de ces «autochtones» connus pour leur «naturel» - leur «blancheur», dit-on en Hassaniya pour marquer l’innocence et l’absence de calcul chez la personne. Il n’avait aucune idée de ce que pouvait être un trafic, encore moins de drogue. C’est pourtant lui qui semblait le plus accablé par la justice. Surtout que le véritable auteur du trafic était rompu, un vieux roublard qui pouvait se payer un avocat à partir de Nouakchott à défaut de se faire libérer sans procès. C’est mon ami qui fut choisi par cet homme pour le défendre.
Un parent à l’avocat vint le voir pour le dissuader de défendre le trafiquant, surtout d’accabler le pauvre propriétaire. Il lui raconta ce qu’était cet homme et sa famille pour l’apitoyer. Rien à faire, l’avocat invoqua le droit à la défense et l’engagement pris (peut-être l’avance aussi) pour justifier son refus de renoncer à défendre le fauteur.
Arrive le jour du procès. A Zouératt, ne se trouvait ce jour-là que l’avocat en question. De pourparlers en pourparlers, le juge finit par accepter de confier la mission de défendre le propriétaire à l’ami de l’avocat qui n’avait rien à voir avec le métier.
L’avocat invoqua le manque de preuve contre son client, raconta qu’il avait été trafiquant de cigarettes et non de drogue et révéla que, suite à un choc, il avait des accès de folie. «C’est peut-être pendant un accès de folie qu’il a dû reconnaitre le forfait devant la police». Et, comme pour faire bonne mine, il reconnut que «le propriétaire pourrait bien être innocent» mais que ce n’est pas pour cela que son client était coupable.
Notre avocat d’occasion objecta que son client ne ressemble en rien à un trafiquant, que son cursus était connu, ses activités aussi… «même la partie adverse reconnait qu’il peut être innocent. Parce que tout le donne innocent». Et d’ajouter : «L’avocat ici présent reconnait que son client subit des accès de folie, lui-même ne sait de l’affaire que ce que lui a raconté son client. Qui dit que ce qu’il lui a raconté n’était justement au moment d’une folie ?» La salle éclata de rire et personne ne répliqua : «nazza min majnoun zaakiya» (une bribe d’information donnée par un fou peut avoir du poids). Et c’est comme ça que la justice acquitta le propriétaire et condamna le trafiquant. Et c’est ainsi qu’un étranger à un métier remporta une victoire face à un chevronné. Tout arrive sous nos latitudes.

mercredi 26 octobre 2011

Réhabiliter la Cour des comptes


On ne peut pas nier que c’est pendant ces deux ou trois dernières années que la Cour des comptes a produit des documents rendus publics en grande pompe. Mais on ne peut que noter que c’est bien sous l’insistance des partenaires au développement notamment des Allemands que cela s’est fait. Le secrétaire général a beau se donner, il ne peut impulser une énergie qui n’existe nulle part ailleurs dans les bureaux de ce «grand machin». D’ailleurs on s’endort facilement quand on entre dans les locaux, dès les couloirs. Tellement cela ronronne.
Pendant ce temps, l’Inspection générale d’Etat (IGE) qui a tout pris à la Cour des comptes occupe la une. Sans le mériter. Mais la masse de travail, la publicité faite autour et surtout l’incidence immédiate sur la prise de décision par les autorités concernées font que le travail de l’IGE est plus évident que celui de la Cour. Est-ce pour cela que les bailleurs pensent désormais abandonner la Cour pour l’Inspection ? Certainement.
C’est le moment de revoir probablement le dispositif de contrôle dans notre pays. Le revoir pour concentrer les moyens sur l’une des institutions en la dotant de tous les attributs et de tous les pouvoirs nécessaires pour lui faire jouer ce rôle qu’on attend depuis le début de la guerre contre la gabegie. Au moment où l’on assiste à la mise en œuvre de la nouvelle législation sur les marchés, il est utile et opportun de repenser le système de contrôle.
A propos de marché, je viens d’apprendre que ISKAN, la société née de la fusion entre la SOCOGIM et la société d’aménagements, a mis en vente un terrain lui appartenant et qui se trouve à côté de la direction de la lutte contre les crimes économiques et la fraude financière (c’est peut-être pas le nom exact de la direction). Un terrain à l’ouest du ministère des femmes, au nord du ministère de la communication. Ce terrain proposé à un milliard il y a quelques années, aurait été vendu à 150 millions. Sans appel d’offres, sans publicité bien sûr… si cela est juste – pourquoi ce ne le serait pas ?-, le commissariat tout proche devrait être sollicité au plus vite… si cela est faux – pourquoi ce le sera ?-, la direction de la société devrait le dire au plus vite.