samedi 8 octobre 2011

Qui va protéger le peuple de Syrte ?


Insoutenables, ces images qui arrivent des environs de Syrte, dernier bastion de Kadhafi, nous dit-on pour justifier le massacre qui s’y opère à ciel ouvert.
Chaque moment, le ciel tombe sur la tête des habitants de la ville libyenne. L’aviation de l’OTAN bombarde continuellement. Chaque seconde, tombent sur les têtes aussi des milliers d’obus lâchés aveuglément par ceux qu’on appelle tantôt «les rebelles», tantôt «les révolutionnaires», tantôt «les forces du CNT»…
Les images diffusées par Al Jazeera – entre autres chaînes satellitaires engagées aux côtés des combattants anti-Kadhafi – ne sont pas destinées à nuire à l’image des rebelles libyens. Au contraire. Mais ces images nous montrent des combattants utilisant armes lourdes et légères, tirant dans tous les sens, chargeant continuellement… Toutes ses munitions tombent sur la tête des habitants de Syrte.
On nous dit que ces populations sont «prises en otage par les forces de Kadhafi», en oubliant qu’elles sont systématiquement ciblées par l’OTAN et les rebelles sur terre. Combien de morts ? de blessés ? de destruction ?
Au début était le prétexte de protéger la population libyenne. A la fin, c’est bien cette population qui souffre. Ce sont les civils qui tombent sous les tirs aveugles. Ce sont les infrastructures libyennes qui sont détruites. Ce sont les équilibres sociaux et politiques qui volent en éclat.
Combien de temps faudra-t-il pour reconstruire ce pays. Un pays qui, après avoir souffert une dictature fortement appuyée par l’Occident, subit le poids des bombardements sol-air-mer.
Le scénario se répète. Après Saddam, on ne peut pas dire que l’Irak a aujourd’hui fait une avancée quelconque. Après la chute des Talibans, on ne peut prétendre que les Afghans vivent mieux.
Pourtant ce n’était pas difficile de faire mieux que ces autocraties obscurantistes. La «communauté internationale» (Amérique & consort) ont fait pire.

vendredi 7 octobre 2011

Rappel terrible

Selon les données UNESCO de cette année, 60% de la population mauritanienne ne saurait ni lire ni écrire. 50% des hommes et 70% des femmes de notre pays seraient analphabètes. Classée dernière de l’ensemble arabe, la Mauritanie pourrait pourtant avoir une place moins évidemment mauvaise au sein de ses frères africains du sud du Sahara. Ce qui n’atténue en rien le tragique de la situation pour nous.
Un demi-siècle après l’indépendance, la population mauritanienne continue de souffrir du mal de base. Ce mal qui fonde tous les autres : ignorance, arriération, corruption, esclavage, exploitation, irresponsabilité, rejet de la Modernité, achat des consciences, et finalement pauvreté.
Tout, à l’origine, nous vient de l’analphabétisme. Et voilà que 51 ans après la naissance de la Mauritanie, cette étude vient nous rappeler que pas grand-chose n’a été fait pour éradiquer le phénomène. Ou l’atténuer.
Malgré les milliards engloutis dans le système éducatif, les milliards officiellement dépensés pour lutter contre l’analphabétisme. On n’a pas oublié – et comment oublier cette folie collective ? – la campagne du kitab (livre) qui nous a valu un chœur qui a coûté plus d’un milliard d’ouguiyas. Ni les ouvertures occasionnelles de classes dédiées à la lutte contre l’analphabétisme dans le monde rural par les dignitaires du régime qui voulaient ainsi s’ouvrir pour eux les portes des privilèges liés à la proximité du pouvoir. Tout ce cirque n’a servi finalement à rien. Même pas un impact. Dramatique, n’est-ce pas ?
Pourtant nous continuons à palabrer, à perdre du temps en refusant d’agir sur le présent, en voulant occulter le passé pour nous donner l’illusion qu’il ne s’est rien passé, et surtout pour tourner le dos aux défis immédiats. A la tête desquels se trouve la bataille contre l’analphabétisme.

jeudi 6 octobre 2011

Le plat pays qui est le sien ressemble au mien


Quand on est hors du pays, nous avons le temps d’écouter, de réécouter, de lire, de relire, de regarder, de regarder encore…
Je suis de ceux qui ne peuvent s’empêcher de partager… Le génie de Jacques Brel qui chante le plat pays qui est le sien… et qui, par moments, me rappelle le mien, le nôtre. C’est pourquoi je partage avec vous ces belles paroles de l’auteur-chanteur-compositeur Jacques Brel :

Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le cœur à marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent d'ouest écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien

Avec des cathédrales pour uniques montagnes
Et de noirs clochers comme mâts de Cocagne
Ou des diables en pierre décrochent les nuages
Avec le fil des jours pour unique voyage
Et des chemins de pluie pour unique bonsoir
Avec le vent d'est écoutez-le vouloir
Le plat pays qui est le mien

Avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu
Avec un ciel si bas qu'il fait l'humilité
Avec un ciel si gris qu'un canal s'est pendu
Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner
Avec le vent du Nord qui vient s'écarteler
Avec le vent du Nord écoutez-le craquer
Le plat pays qui est le mien


Avec de l'Italie qui descendrait l'Escaut
Avec Frida la Blonde quand elle devient Margot
Quand les fils de novembre nous reviennent en mai
Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet
Quand le vent est au rire quand le vent est au blé
Quand le vent est au Sud écoutez-le chanter
Le plat pays qui est le mien 

mercredi 5 octobre 2011

Pour ça seulement ?


J’ai lu aujourd’hui une dépêche qui faisait le portrait d’un Américain qui combat depuis le début aux côtés des rebelles libyens. Matthiew Vandyke, c’est son nom, est présenté comme un Rambo grandeur nature. Il dit se battre pour mettre fin à "la souffrance du peuple libyen". Il raconte fièrement : "Quand je suis venu, il n'y avait pas encore de Sarkozy ou d'Otan. C'était juste nous contre Kadhafi". Pour compléter son tableau, il a été naturellement prisonnier des forces de Kadhafi avant de s’évader et de reprendre le chemin des combats après 161 jours de captivité.
Et quand la dépêche pousse dans le portrait, l’acteur de la téléréalité explique : "Personne ne doit mourir. Même les cinglés de Kadhafi doivent pouvoir profiter de McDonald's et de toutes les autres bonnes choses qui vont venir une fois que la Libye sera libre". 
Tout ce massacre donc pour que les libyens «profitent» de la malbouffe. Il se trouve que le même jour, je me retrouvais dans un McDonald’s  de Rabat. En regardant autour de moi, j’avais l’impression qu’on était là pour nous remplir les panses, pas pour se nourrir pour vivre. Cela avait un côté animal qui satisfaisait un besoin mécanique. Aucun plaisir visible, aucune envie autre que celle d’en finir au plus vite. On se battrait en Libye pour ça ? Tout un symbole de ce qui nous sépare…
Pour revenir au jeune homme et à sa «belle» histoire de héros, il reconnaît que la capture de Syrte se révèle "difficile". "Cela prendra plusieurs semaines", estime-t-il. "Les snipers sont un gros problème. Ces types sont des fanatiques, ils continuent de se battre même après que nous avons copieusement bombardé la ville."
Et quand la ville tombera, ce sera la fin de la guerre. Alors seulement, Matthew Vandyke pourra faire ce qu’il a envie de faire : "Je veux profiter de l'Amérique. Je veux être avec ma copine et boire une bonne bière."
Instructif, non ?

mardi 4 octobre 2011

Revisiter la réforme de 1999


Dans le cas de l’éducation, on pourrait dire que nous avons jusque-là continué à casser des œufs mais sans faire d’omelette. Des générations ont été sacrifiées depuis 79 et, chose plus grave, pendant 20 ans elles furent formées parallèlement.
En 1979, les élèves ayant fait le cursus commençant par la 1ère ASA (année scolaire arabe) et la 1ère ASF (francophone) devaient se retrouver au bout du cursus secondaire, en classe de terminale pour un bac unifié bilingue. Ce qui devait signifier l’extinction des filières et leur intégration dans une seule filière bilingue. C’est pourquoi il fallait procéder à quelques réaménagements des coefficients notamment de l’IMCR (instruction morale, civique et religieuse). C’est le sens de la «circulaire 02» qui fut fortement contestée par la plupart des élèves négro-africains, occasionnant des heurts qui déstabilisèrent le pouvoir militaire de Ould Haidalla fraichement installé. En attendant d’élaborer une nouvelle réforme, le comité militaire adopta une loi transitoire qui donnait naissance à deux filières, l’une dite «arabisante» et l’autre «bilingue». Les Arabes envoyèrent leurs enfants dans la première, les négro-africains dans la seconde.
Mais, chose révélatrice de l’état d’esprit de l’élite, celle-ci envoya ses enfants en masse dans les écoles privées où l’enseignement «traditionnel» continuait d’être dispensé. Ministres, hauts cadres, politiques, hommes d’affaires… contribuèrent à la naissance d’un enseignement privé qui allait être rattrapé, des années après, par la médiocrité générale du système.
En 79 toujours, le comité militaire ordonna la création d’un institut des langues nationales dont la mission était de préparer un cursus pédagogique pour permettre l’introduction de ces langues à l’école. L’objectif était d’arriver à un moment où tout élève commençait son enseignement dans sa langue maternelle (arabe, pulaar, soninké ou wolof) et à partir de la troisième année se verra imposer l’arabe puis le français. Qui sont les cadres négro-africains ou arabes qui ont accepté d’envoyer leurs enfants dans ces écoles ?
Par démission et hypocrisie, les élites tuaient l’école publique qui les avait pourtant formées. Je ne connais pas de ministre ou de haut cadre qui envoya ses enfants à l’école publique depuis cette date.
En 1982, la période transitoire devait prendre fin. Par paresse, sans doute incompétence et irresponsabilité de l’Appareil politique, on prolongea la transition, fixant un nouveau deadline pour 1989. Année symbole où personne ne pensa à l’école.
Les années se suivirent et se ressemblèrent. La préoccupation n’était plus de fonder une école efficiente, un système éducatif performent, mais de ne pas avoir de grèves. Le souci est absolument sécuritaire. Dépréciation du savoir, des compétences, la médiocrité ambiante va s’accentuant.
Pendant ce temps, deux Mauritaniens évoluaient parallèlement. Un qui fait l’arabe, fermé au français, branché sur les feuilletons égyptiens, fréquentant les centres culturels libyen, syrien, irakien… Un autre apprenant en français, dédaignant l’arabe, branché sur la culture occidentale, fréquentant plutôt le centre culturel français… Des enfants qui n’avaient pas à se parler durant toute leur scolarité. La disparition des internats aggravant cette coupure.
En 1999, Ould Taya, sur un coup de tête, ordonne une réforme qui réhabilite le bilinguisme. Ce sont les enfants ayant commencé cette réforme à la rentrée scolaire de 99 qui ont fait le bac cette année.
Une remarque mérite d’être faite avant de continuer : les résultats obtenus cette année sont sans précédent en Mauritanie alors que les élèves ayant subi ce cursus débuté en 99 n’ont jamais eu de manuels scolaires, ni de programmes préétablis, ni tous leurs enseignants, ni toutes les matières… comme quoi, nous resterons toujours «surprenants»…
On peut résumer ces trois moments de l’histoire de notre école en disant que la réforme du début des années 70 a été une réussite jusqu’à son interruption brutale en 79, pour avoir été dictée par une vision politique (indépendance culturelle) et un souci pédagogique (élaboration de programmes, concours extérieurs en enseignants…) ; celle de 1979 a été un échec sur tous les plans (politique et pédagogique) ; et celle de 1999 qui répondait à une demande (réunifier l’école) mais qui ne s’est pas donné les moyens pédagogiques nécessaires. C’est cette réforme qu’il va falloir revisiter aujourd’hui.  

lundi 3 octobre 2011

«Négro-mauritanien», «arabo-berbère», concepts chargés


Tout mot, toute appellation est chargée. C’est pourquoi le mot «concept» convient mieux parce qu’il traduit la lourdeur qui accompagne l’usage du mot. Ce n’est plus un mot simplement dit, mais il véhicule une charge qui en dit long sur le positionnement de celui qui le prononce. Il faut donc revisiter, en ces temps d’atermoiements et d’inquiétudes, ces concepts.
«Négro-mauritanien» n’a de sens que si l’on se réfère à l’historique du concept. Il est né avec le Manifeste du négro-mauritanien opprimé du milieu des années 80. Quand un groupe de militants nationalistes noirs de Mauritanie avait élaboré un document sur la situation de la communauté noire dans le pays. Le document avait été largement distribué dans l’une des conférences de l’OUA et à travers l’Afrique noire, l’Europe et l’Amérique. Ses auteurs avaient donc préféré la désignation «négro-mauritanien» à la désignation traditionnelle «négro-africain».
La guerre entre les mouvements de l’époque s’exprimait aussi par les mots. Si les nationalistes noirs utilisaient ce mot pour se définir, ceux du Mouvement national démocratique (MND) les appelaient «nationalistes étroits» (N.E). Alors qu’ils désignaient les nationalistes arabes sous le vocable de «chauvins». Ceux-là se faisaient appeler par leurs vis-à-vis noirs par «arabo-berbère». Cherchant derrière à «exciter» le sentiment des nationalistes arabes très militants de l’arabité et ne voulant plus entendre parler de la page berbère de l’Histoire du pays.  
«Négro-mauritanien», «N.E», «chauvins», «Arabo-berbère»… toutes ces appellations appartiennent à une époque que l’on croyait révolue. Voilà qu’aujourd’hui, on entend des militants, des cadres de partis légalement constitués, des membres de communauté s’invectiver en utilisant ces mots qui, au départ, servaient à déprécier, du moins à marquer le positionnement de l’adversaire et vis-à-vis de lui.
Quand un chef politique, quel qu’il soit, utilise l’un de ces mots, il exprime une position politique donnée, un mépris ou une insulte à l’encontre d’un groupe donné. Parce qu’un chef politique n’est pas un historien ou un sociologue qui se soucie de la précision des mots et de la vérité des appartenances.
On est donc revenu très en arrière dans les rapports entre les politiques, mais aussi dans la conception de ce que nous devons partager. Dont les concepts.
 «Négro-mauritanien» n’es pas approprié si l’on sort le mot de son contexte historique et politique. Tout comme «N.E», «chauvin», «Arabo-berbère» aussi… 

dimanche 2 octobre 2011

L’école wa maa adraaka maa l’école


Ce dimanche, les écoles mauritaniennes ouvrent leurs portes. Pour recevoir des milliers d’enfants, de tous les niveaux, de tous les milieux. Il y a un mois j’écrivais dans La Tribune (N°563 du 6 septembre) :
«Dans un mois, ce sera l’ouverture des classes en vue de la nouvelle année scolaire. Une année qui viendra s’ajouter aux autres. Sans que du nouveau pointe à l’horizon.
A son arrivée au pouvoir, le Président Ould Abdel Aziz avait promis une profonde réforme du système éducatif à la lumière de la tenue d’états généraux de l’éducation au plus vite. Cette promesse a été reformulée à plusieurs reprises. Et même annoncée pour très prochainement, à chaque fois qu’il en fut question. Et rien jusqu’à présent ! Ce n’est certainement pas au cours du mois de septembre que ces états généraux vont se tenir.
A quoi sert une nouvelle réforme ? En 1999, Ould Taya avait décidé, au terme de ce qui ressemble à un coup de tête, d’adopter une réforme réhabilitant le bilinguisme (Arabe, Français) dans le système éducatif mauritanien. Mais cette réforme n’a jamais été mise en œuvre par les autorités qui l’ont adoptée. Tandis que celles d’après ont tenu à s’en éloigner le plus possible. Et si, aujourd’hui, on se posait la question de savoir s’il y a quelque chose à retenir de cette réforme, si tout n’est pas à relancer. Au lieu de conclure à l’échec pur et simple de cette réforme, pourquoi ne pas la remettre en scelle et voir ce qui cloche ?
La première ambition de l’école mauritanienne doit être de former des mauritaniens capables de faire face aux exigences de la vie moderne, soucieux de préserver et de défendre les valeurs d’une société égalitaire et juste, préparés à vivre en communauté, conscients et fiers de leur diversité… Ce doit être une préparation psychologique du mauritanien de demain.
Pour cela l’école doit être unique pour tous.
De 1979 à 1999, l’école a formé des milliers de Mauritaniens, séparément. Les uns, les Arabes pour la plupart, suivaient le cursus «arabisant». Les autres, les Négro-africains pour la plupart, suivaient un cursus «francisant». Cela participait de la volonté des autorités de l’époque de cultiver l’ignorance chez nous, de creuser le fossé intercommunautaire et de l’instrumentaliser ensuite.
Après vingt ans, on a enfin voulu corriger en remettant les enfants du pays sur les mêmes bancs. C’était le premier souci de l’époque. Mais le souci d’un gouvernement qui était responsable des clivages ethniques par leur instrumentalisation politique.
Après vingt ans, on s’est rendu compte aussi que l’école ne dispensait plus aucun savoir, aucune culture. Quand on dit «bilingue», c’est qu’on ne parle ni l’une ni l’autre des langues. Les formations n’ont rien à voir avec les besoins du pays. A 80%, les diplômés sont titulaires de cursus littéraires et/ou liés aux sciences humaines.
Dans un pays à l’avenir minier certain, comment ne pas chercher à inverser la tendance ? Comment ne pas investir dans la formation professionnelle pour faire la reconversion des milliers de diplômés actuellement sans travail parce que sans débouchés ? Comment ne pas décider la réforme de l’école pour produire des Mauritaniens capables de participer à la construction d’une Mauritanie autre.
Une Mauritanie où le travail est une valeur et non une «déchéance», où le mérite est reconnu, où la sanction existe, où la compétence est promue, où les revenus sont mérités, où les privilèges sont abolis…
L’école est à la base de toutes les refondations que nous espérons. Elle est la porte d’entrée de la Modernité. Qui dit Modernité dit Etat national, citoyen où tout en chacun se reconnait. Dit démocratie où la transparence du jeu politique légitime le statut et les actions. Dit liberté qui garantit l’expression, le regroupement, la manifestation…
Sans une action énergique «inclusive» - pour reprendre un terme cher aux politiques -, on ne peut pas espérer réhabiliter l’enseignement en Mauritanie. Ni réformer le système éducatif. Ni refonder la personnalité mauritanienne de demain.
Peut-être devons-nous commencer par revisiter la réforme de 1999 pour améliorer l’existant et faire l’état des lieux. Pour parer au plus pressé aussi».