mardi 26 juin 2012

A quoi ça sert ?

«Je m’engage et j’engage les femmes qui sont là à donner à son Excellence Monsieur le Président Mohamed Ould Abdel Aziz (les majuscules traduisent l’emphase dans la voix, ndlr), les 52% que nous lui avons donné pour son premier mandat, à les lui donner pour le mandat qui arrive, celui qui le suit, et un autre et un autre…»
Ce sont les termes utilisés par la présidente de la commission des femmes de l’UPR (parti au pouvoir) et qui se trouve être Inspectrice Générale de l’Etat (IGE), organe de contrôle et d’inspection. Si je les reprends, c’est pour ce qu’ils comportent de promesses «anticonstitutionnelles», vu que la Constitution ne prévoit que deux mandats. Je sais par ailleurs qu’il s’agit d’un abus de langage, d’un excès de zèle qu’occasionnent en général ce genre de rassemblements où l’on doit improviser des positionnements que l’on assume mal.
C’est valable dans le camp d’en-face où les excès de langage et de positionnements viennent du fait que nos élites connaissent mal ce qu’elles veulent, assument mal ce pour quoi elles roulent. Et, plus grave, elles ne font jamais attention à la portée et aux effets de ce qui est dit. Peut-être parce que, pour notre élite, les discours de positionnements n’empêchent rien par la suite et ne portent pas à conséquence. On pratique la politique en utilisant des vases communiquant. On passe facilement d’une position à celle diamétralement opposée, sans effort d’explications ou de justifications.
Les expériences vécues dans le pays depuis 1991 sont très présentes dans les esprits. Les trahisons, les retournements, les soutiens passagers, les oppositions occasionnelles… des ingrédients que nous connaissons. Pas grand-chose n’a changé. Les acteurs sont à peu près les mêmes, les tactiques et les approches aussi.
Mais pour revenir à cette manifestation (monstre) d’hier, à quoi sert-elle ? Sinon à faire la démonstration qu’il y a un malaise au sein de la Majorité. Lequel ?
Les appels «dégage !» n’expriment même pas un ras-le-bol de la population. A peine si ce n’est pas une tentative d’entretenir une tension permanente qui pourrait participer à pourrir la situation au moins sur le plan psychologique. Sur ce plan, l’opposition dite «radicale» arrivait à un point de non retour : ne pouvant faire «dégager» le régime ou maintenir le même niveau de mobilisation populaire autour d’un discours dont on n’a pas les moyens, on la voit mal passer à la situation de partenaire de ce pouvoir qu’elle a accusé de tous les maux. Même si par ailleurs, nous ne serons pas à un retournement près…
Le pouvoir quant à lui a l’expérience des soutiens de ses prédécesseurs. Ceux qui le tiennent sont les premiers à savoir que ce n’est pas sur ces rassemblements qu’il faille compter en cas de difficultés. Heureusement d’ailleurs qu’il n’y a pas de difficultés du genre à nécessiter la mise à l’épreuve de ces soutiens.
Ould Abdel Aziz a été élu essentiellement par les populations démunies des bidonvilles, des Adwabas, des régions rurales reculées… Il avait refusé la plupart des appuis venant des intermédiaires politiques traditionnels et préféré s’appeler «le Président des pauvres». C’est à eux de dire si oui ou non, il a tenu cette promesse.
La question est cependant de savoir si ce sont les pauvres et démunis de Mauritanie – ou de Nouakchott pour être précis -, si ce sont eux qui ont occupé la place Ibn Abbass. Hier, ou les jours d'avant.  
Alors à quoi servent ces rassemblements, si ce n’est à perdre du temps et de l’énergie ? Savoir perdre le temps, un sport national, une valeur partagée.

lundi 25 juin 2012

Morsi président


C’est avec un peu moins de 13 millions de voix que le candidat islamiste, Mohamed Morsi a été élu président de l’Egypte. Un peu plus du quart des électeurs, constaterons les sceptiques. Mais l’essentiel, c’est que la victoire de Morsi a été officiellement déclarée par la commission électorale et reconnue par les autorités militaires qui ont rechigné et hésité à accepter les résultats.
Visiblement, les retards dans l'annonce des résultats ont servi à faire «les marchandages» nécessaires, en fait à prendre les devants pour éviter les incompréhensions et marquer le domaine d’intervention de chacun.
Ainsi donc, le nouveau président devra rendre compte et prendre l’avis du comité militaire sur toutes les questions relevant de la sécurité, de la défense et des affaires stratégiques (étrangères). Que lui reste-t-il ?
La gestion des problèmes intérieurs : chômage, inégalités, pauvreté… toutes les manifestations de la crise économique et sociale qui frappe l’Egypte depuis des décennies et dont elle n’est pas prêt de sortir. A ce niveau-là Mohamed Morsi devra compter sur ses choix de gouvernement. Il est seul. Les militaires ne lui sont d’aucune aide. Eux qui possèdent l’industrie agro-alimentaire, celle de l’armement, et qui sont les plus grands propriétaires terriens d’Egypte. Eux qui ont géré le pays tout ce temps et qui entendent garder la main sur les affaires.
Autant on peut être heureux de ce dénouement, autant on peut être inquiet pour la suite.

dimanche 24 juin 2012

Les Bleus à terre


C’est fou ce que l’équipe de France suscite de passions chez ses fans. C’est fou ce qu’elle provoque de commentaires acerbes, parfois injustes, souvent démesurés, chez les chroniqueurs et commentateurs sportifs.
En fait, ce sont toutes les passions françaises qui se déchainent à l’occasion de chaque match. Cela va des questions liées à l’immigration, à la mauvaise intégration des jeunes issus de cette immigration, à leur mauvaise éducation, aux écarts entre riches et pauvres, aux problèmes générationnels, à l’ethnie, à l’origine… tout y est quand on entend les commentateurs français parler d’un match de l’équipe nationale.
Cela doit participer à sa déstabilisation. On a vu l’équipe très bien se comporter devant l’Ukraine. On l’a vue remporter une victoire 2-0. Mais tous les critiques se sont enflammés contre Karim Benzema, le n°10, alors qu’il est l’auteur des deux passes qui ont permis de marquer. Des passes parfaitement dosées. On lui reprochait visiblement de ne pas marquer lui-même. Comme on a reproché à Salim Nasri et à Ribéry de ne pas avoir été assez collectif.
Le commentateur vedette en France, un gros bonhomme qui s’appelle Pierre Menez (Pierrot le foot) a moqué les prestations des trois hommes sur toutes les chaines où il était l’invité. Il a aussi dit qu’il ne comprenait pas pourquoi Laurent Blanc, l’entraineur, ne faisait pas appel à Ben Arfa, Giroud, M’Villa et le reste. Devant la Suède, Blanc aligne Benzema, Nasri, Ben Arfa et Ribéry. Catastrophe. Contre une Suède qui voulait gagner à tout prix, la France n’a rien pu faire. Mais c’est d’abord la défense qui a péché par trop d’assurance. Mexès s’est fait cartonner pour rien. Ça Pierrot ne le dit pas.
Et quand arrive la défaite devant l’Espagne, Pierrot et les autres ne parlent pas des dérives de Réveillère qui est le mieux noté par Pierrot après le match. Alors qu’il est à l’origine des deux buts : il s’est laissé dépasser dans la première action en tombant, et provoqué un pénalty dans la deuxième. Ribéry qui a été le plus grand au cours de ce match, a été mal noté (moins de 5), les autres n’en parlons pas. Mais on aurait dû parler de l’absence de Diarra qui a fait d’excellents matchs et qui a été mis à l’écart on ne sait pourquoi.
Je ne suis pas un supporter de l’équipe de France, mais je crois que l’essentiel de son apathie et de ses insuffisances lui vient de son public, à commencer par les journalistes et commentateurs sportifs. Ils sont méchants, trop méchants pour émettre autre chose qu’un avis destructeur.

samedi 23 juin 2012

L’Etat, c’est lui


On m’a raconté qu’au lendemain du coup d’Etat de 1978, quand l’ancien Président feu Mokhtar Ould Daddah s’est retrouvé prisonnier dans le fort de Walata, une terrible sécheresse avait frappé cette année-là la région. Le pouvoir central étant «pris» par d’autres préoccupations, rien ne fut fait pour atténuer les souffrances des populations vivant pour l’essentiel de l’élevage. Alors une «sorba» de notables se dirigèrent vers le fort pour rencontrer le chef de la garnison qui avait en charge de surveiller les lieux. Il lui tinrent à peu près ce discours : «Nous sommes venus vous demander de dire à celui qui a décidé de mettre en prison cet homme et de l’envoyer chez nous, d’envoyer aussi ‘avec lui’ ce que lui nous envoyait quand il y avait des problèmes comme ceux que nous vivons. Dites-lui de nous envoyer du millet, du blé, du lait en poudre, des bidons d’huile, du beurre, de l’aliment de bétail, des médicaments… dites-lui de nous envoyer tout ce dont nous avons besoin ou ce dont nous pourrons avoir besoin…»
Quand on me racontait cette histoire , c’était pour me dire la perception que nous avons, sous nos latitudes, de la fonction de Président de la République. En fait, il est tout pour nous, il est l’Etat.
L’Etat qui doit subvenir à nos besoins, nous soigner, nous donner à manger, s’occuper de nous, bref nous prendre en charge pour tout ce qui peut nous servir. Cette conception-là est toujours d’actualité.
Chercher les origines de cette perception, c’est remonter à la structure de la famille où le père est le chef qui s’occupe de tout. Les spécialistes nous diront sans hésiter qu’il faut trouver là le fondement aussi de la «demande despotique» qui caractériserait nos sociétés. Cette fameuse théorie qui nous a fait croire que, dans nos sociétés, la demande despotique était plus forte que la demande démocratique. Théorie balayée par l’épreuve de la réalité.
On a vu en 2006 et 2007 s’organiser les premières élections régulières du pays. On a vu pour la première fois de notre Histoire, le taux de participation dépasser les 70%. Alors que par le passé, la machine de fraude PRDSienne (pour ne parler que du plus récent) n’avait pu réaliser ces scores-là malgré le bourrage des urnes, les fausses identités qui permettaient les votes multiples. Dans des conditions normales et parce que chacun sait que sa voix compte, les électeurs se sont dirigés vers les urnes. En masse. Prouvant ainsi qu’ils veulent participer et influer sur le cours du jeu politique.
C’est l’élite politique qui est restée à la traîne en refusant d’accompagner ce désir de participer à la gestion des affaires. En refusant de concevoir une nouvelle gouvernance pour le pays, une gouvernance qui tienne en compte l’aspiration des populations et les donnes nouvelles. Nos hommes politiques sont toujours dans cette perspective qui veut que les choses ne changent que par la tête. Du coup, la course est pour la présidence, rien de ce qui est en-dessous n’intéresse. Parce que dans la tête de chacun, le Président est tout.

vendredi 22 juin 2012

La fête de la musique


Hier c’était la fête internationale de la musique. A l’instar de 109 autres pays, la Mauritanie a marqué la journée. Il faut cependant remarquer que malgré le temps passé, bientôt 30 ans, les acteurs mauritaniens n’arrivent pas à s’approprier l’évènement. C’est encore une fête «française». Faute d’initiative mauritanienne, c’est toujours le Centre culturel français – je n’arrive pas à adopter l’IFM (institut français) – qui s’occupe de l’organiser. Tant qu’elle existe, c’est tant mieux.
Nous savons ce que la musique peut et ce que nous lui devons. «Quand les rythmes de la musique changent, les murs de la ville tremblent». Ne me demandez pas de vous dire qui l’a dit, c’est une assertion qui m’accompagne depuis les années du collège, quand on croyait encore aux révolutions et aux changements absolus.
C’est la musique qui est le meilleur indicateur de la direction que prend une société. Si c’est vers l’avant qu’elle se tourne ou si c’est le statu quo qu’elle préconise. Si cette société accompagne son époque ou si elle s’en désolidarise, préférant les sentiers perdus.
Nos sociétés doivent tout à la musique. Elle est le creuset de leurs cultures. Et chaque concert, chaque séance est un lieu social et culturel intense. Un lieu social où les barrières générationnelles disparaissent. Un lieu culturel pour ce qu’il favorise d’expressions et de créativité.
Rendons à la musique ses lettres de noblesse. Commençons par nous approprier cette journée de la fête de la musique.

jeudi 21 juin 2012

Le médicament qui tue


J’ai lu récemment une dépêche qui rendait compte de ce fléau qu’est le trafic du médicament. Une véritable industrie du faux mortel. Qui touche essentiellement les pays pauvres et qui continue à s’aggraver. D’après la dépêche qui cite le Center for Medecine in the Public interest, ONG américaine, la vente du faux médicament aurait «dégagé 75 milliards de dollars en 2010, chiffre en hausse de 90% sur cinq ans». Selon d’autres ONG, 10% des médicaments vendus dans le monde sont contrefaits «avec des pointes à 70% dans certains pays». Le trafic autour du médicament serait 25 fois plus lucratif que la vente de la drogue. Qu’en est-il en Mauritanie ?
Le marché global des médicaments est estimé par les statistiques officielles à plus de douze milliards ouguiyas. Sans compter bien sûr tout ce qui ne passe pas par le circuit «normal», pour ne pas dire tout ce qui est objet de trafic. Et qui n’est pas peu. Car certains l’estiment à plus de 30% des quantités écoulées sur le marché mauritanien.
Malgré les efforts des autorités, la CAMEC, la centrale d’achats, est demeurée incapable de faire respecter la législation en la matière. La distribution de médicaments est couverte à plus de 90% par les opérateurs privés non pharmaciens. A titre indicatif, on a importé à plus de 13 millions d’euros de médicaments (officiel) en 2010, et en 2009 ce chiffre dépassait les 16 millions d’euros.
Selon un rapport de l’inspection générale de la santé, il y a environ 18 grossistes en Mauritanie. Dans les pays européens la moyenne est de 5 à 10 au maximum pour des pays de 50 millions d’habitants en moyenne. Près de 700 structures (formelles) pharmaceutiques vendent le médicament au détail, dont 277 à Nouakchott.
L’exception devient la règle : ce sont les dépôts qui sont les plus nombreux par rapport aux officines. Ces «points de vente» ne répondent pas aux normes et vendent des produits de contrefaçon pour l’essentiel. On se souvient des multiples scandales liés à la vente de médicaments périmés et/ou faux.
Notamment de ces pharmacies exerçant aux abords des hôpitaux et fermées à plusieurs reprises pour vente de produits illicites ou pour exercice frauduleux de la profession. Sur 18 grossistes inspectés, seuls deux ont un technicien à plein temps, huit utilisent les services d’un intermittent et huit celui d’un profane, selon le rapport de 2011. La situation ne s’est pas améliorée depuis.
Au grand dam des pharmaciens professionnels, l’exercice de la profession a été «dilué» par la mafia qui s’est installée et qui fait tout pour empêcher la réhabilitation du circuit du médicament. On se souvient du lobbying entrepris au niveau de l’Assemblée nationale pour vider la nouvelle loi sur les pharmacies de son contenu. On se souvient de ces prétendus «pieux personnages», avec des barbes bien taillées et l’immaculée trace de la prière au front, et qui n’hésitent pas à continuer à s’enrichir sans vergogne en vendant de faux médicaments en dehors des conditions normales. Faisant semblant d’ignorer que ces produits qu’ils vendent tuent. Et beaucoup de gens.
Et pour finir, la conclusion du rapport de l’IGS : «Il ressort de cette analyse que l’état actuel des structures pharmaceutiques privées représente une grande inquiétude  pour la santé publique. Il s’avère urgent que les mesures appropriées soient prises afin d’assainir ce secteur.
La politique nationale de la pharmacie en cours de finalisation devrait prendre en compte toutes les préoccupations et sa mise en œuvre interpelle les décideurs politiques, les professionnels de la santé et les populations».

mercredi 20 juin 2012

Feu vert à la guerre


La décision du Conseil de Sécurité d’ouvrir la voie à une intervention militaire de la CEDEAO sous le couvert de l’Union africaine dans le Nord du Mali. On croit savoir que l’option militaire est sur le point d’être mise en œuvre. Comment ?
On ne sait pas encore, mais les forces en attente de la CEDEAO pourraient être mobilisées, avec un appui financier, logistique et «technologique» de la France et des Etats-Unis. Il serait exclu pour ces pays d’intervenir directement. Tandis que le Mali pourrait accepter de faire de ses forces armées le fer de lance de la reconquête de cette partie de son territoire. Est-ce suffisant ?
Absolument pas. L’analyse des forces en présence et de celles qui pourraient être mises à contribution, indique que le rapport de force est largement favorable aux factions armées qui ont pris possession du Nord malien. Armements, expérience du terrain, ancrage social, détermination, adaptation aux méthodes non conventionnelles… tout est en faveur de ces factions. Qui va-t-on combattre ?
Officiellement, seuls les groupes armés affiliés à Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI) dérangent. «On» traite le MNLA comme une «donne normale», contre laquelle il ne faut pas diriger les armes. Tandis que le mouvement Ançar Eddine cherche à se frayer un passage sur la voie de la normalisation à travers ses relations avec le Burkina Faso, médiateur de la CEDEAO dans le conflit.
C’est le sens de la visite effectuée par une délégation du mouvement à Ouagadougou. On parle d’une autre délégation qui pourrait être dépêchée à Nouakchott. Encore qu’on se demande comment une délégation de ce mouvement peut venir à Nouakchott, alors que la Mauritanie, première cible de AQMI par le passé, a souffert des accointances et de l’aide apportée à son ennemi par Ançar Eddine et son chef Iyad Ag Aghali. Ce qui amène aussi à se poser la question sur le rôle de ce mouvement dans les différentes prises d’otages, les Espagnols mais surtout les deux Français enlevés à Hombori au Mali. Le chef du mouvement ne fut-il pas le négociateur principal dans toutes les prises d’otages ayant occasionné des marchandages ? N’est-ce pas par lui que transitaient argent, otages libérés, ordres donnés ? De là à établir une complicité, il y a un pas, mais on peut dire qu’il y a de fortes présomptions de complicité confirmées par l’alliance aujourd’hui avérée avec ceux de AQMI, considérés «terroristes» par la majorité du Monde, «frères idéologiques» par Ançar Eddine.
Il y a ceux qui veulent dissocier les mouvements «rebelles du Nord» des «combattants étrangers», en donnant aux premiers une légitimité. Et en comptant les «rebelles», ils citent : le MNLA (essentiellement touareg), le FNLA (essentiellement arabe), Ançar Eddine (salafistes jihadistes touaregs) et le MUJAO (salafistes jihadistes arabes). Avec ceux-là, ils estiment le dialogue possible et même nécessaire. Alors que tout indique le contraire.
En attendant, l’absence dans le dispositif d’un rôle pour les pays du champ et principalement la Mauritanie et l’Algérie, compromet sérieusement toute entreprise guerrière. Sans les deux pays, ensembles, rien ne peut réussir militairement.
A bon entendeur…