jeudi 8 septembre 2011

Le racisme dans tous ses états


Il s’appelle Deryl Dedmon. Il a 18 ans. Son histoire a secoué dernièrement tout le Mssissipi, rappelant les heures sombres du KKK (Ku Klux Klan). Il est sorti en compagnie de quelques excités comme lui avec la ferme intention de «casser du nègre». Un noir choisi au hasard. James Anderson Craig, un garagiste afro-américain de 49 ans, était là, accoudé à son véhicule près du de son lieu de travail. Un homme sans histoire, victime ce soir-là de la haine raciste. Cela fait bientôt trois mois que ce crime odieux secoue l’Amérique et lui rappelle que le mal est toujours terré. Comme un virus qui sévit dès qu’on lui en donne l’occasion.
J’en parle parce que c’est d’une (certaine) actualité dans notre pays où l’on assiste à la résurgence d’une litanie qui rappelle les mauvaises heures de 1966, 1989 et du reste. Une litanie déversée dans tous les milieux, par nombre de gens. Certains par excès d’insouciance, d’autres par volonté de nuire au régime en place, d’autres encore par perfidie et mauvais calculs politiques.
Quand vous ouvrez un dictionnaire pour savoir la définition du mot «racisme», voilà ce qu’il vous dit : «Le racisme est une idéologie, qui partant du postulat de l'existence de races humaines, considère que certaines races sont intrinsèquement supérieures à d'autres. Cette idéologie peut entraîner une attitude d'hostilité ou de sympathie systématique à l'égard d'une catégorie déterminée de personnes. Dans le cas de l'hostilité ces actes se traduisent par une forme de xénophobie ou d'ethnocentrisme. Certaines formes d'expression du racisme, comme les injures racistes, la diffamation raciale, la discrimination négative, sont considérées comme des délits dans un certain nombre de pays. Les idéologies racistes ont servi de fondement à des doctrines politiques conduisant à pratiquer des discriminations raciales, des ségrégations ethniques et à commettre des injustices et des violences, allant jusqu'au génocide».
Cette idéologie nourrit de nombreux discours chez nous. Même ceux qui semblent rester dans le politiquement correct. Elle est lisible dans des écrits sur les sites, dans les journaux…
Où sont les décrets d’application de la loi sur l’esclavage et de ses aspects liés au racisme et aux insultes racistes ?

mercredi 7 septembre 2011

La conférence d’Alger


C’est aujourd’hui que s’ouvre à Alger, la conférence internationale sur le terrorisme. La «conjoncture libyenne» a ouvert la voie à en faire une rencontre centrée sur les conséquences des évènements en cours sur la région. Alors qu’elle devait traiter d’une stratégie globale commune face à la réalité de l’existence d’une intense activité criminelle en général, terroriste en particulier dans la région sahélo-saharienne. Une activité qui touche pleinement les pays : Niger, Libye, Tunisie, Algérie, Maroc, Mauritanie, Mali et pèse sur le Sénégal, le Burkina et même plus loin au Nigéria.
Les africains présents ne pouvaient que s’inquiéter de la situation actuelle. Il reste cependant exagéré de dire que «la crise libyenne a fait du Sahel "une poudrière" avec l'arrivée massive d'armes, le retour de milliers de travailleurs migrants, de mercenaires dans une région déjà otage du terrorisme et de la contrebande, ont averti mercredi à Alger les participants à une conférence internationale sur cette région». Tout cela était là depuis des années. Et peu de pays de la région ont véritablement fait du «concret» pour contenir le danger et le faire disparaitre.
Si la Mauritanie et le Mali ont mis en commun leurs moyens militaires pour reculer la menace, qu’a fait l’Algérie dans cette région dont elle veut faire une zone d’influence ? Avec un ou deux drones, quelques F16, un ou deux bataillons de l’Armée de libération nationale, les colonnes d’AQMI auraient été décimées depuis longtemps. Avec les seuls moyens de la Mauritanie et une assistance malienne, quelques grands coups ont été portés aux groupes terroristes. Que dire si l’Algérie se mettait réellement de la partie ?
Les 38 délégations présentes à Alger doivent se rappeler les fortes connivences entre les groupes criminels qui profitent largement des faiblesses des Etats, de la corruption des Appareils d’Etat, des complicités et des laxismes…
Oui, le conflit libyen va aggraver la situation d’insécurité dans la région. La guerre qui risque de perdurer va faire de la Libye un Afghanistan de la région sahélo-saharienne. Les territoires sahariens devenant les Waziristân pour les talibans afro-maghrébins. Le «croissant de feu» qui se constitue – passant de la Somalie à la Libye – descendra jusqu’au Nigéria avec la jonction entre le Shabab de Somalie, AQMI au Maghreb, le Groupe combattant libyen et Boko Haram au Nigéria.
L’arrestation au Pakistan d’un citoyen mauritanien recherché dans son pays pour avoir participé à des attaques en 2005 (Lemghayti) et en 2008 (Nouakchott lors du démantèlement des cellules AQMI). Il avait alors fui le pays. et en si peu de temps, il est devenu l’un des hommes-clés d’Al Qaeda, direction centrale. Cela doit faire réfléchir les services de renseignements des pays de la région, de la Mauritanie en particulier.
Pour Soumeylou Boubeye Maïga, ministre malien des affaires étrangères, il faut redouter en plus le retour massif de migrants dans des zones déjà précaires. "Quelque 20.000 travailleurs maliens sont déjà revenus et maintenant c'est la seconde vague avec ceux qui étaient impliqués dans les combats et qui reviennent avec des armes". Pour le nôtre, Hamadi Ould Hamadi, le Sahel est "menacé par le terrorisme, la pauvreté et l'immigration clandestine". Il est important à ses yeux de "préserver les jeunes de la région" qui peuvent être incités à rejoindre les groupes terroristes.
«Tout le monde est interpellé par le crime organisé, le trafic de drogue qui est un défi majeur pour l’humanité», a dit le ministre algérien Messahel. Ce qui implique «une logique de convergences entre les acteurs pour lutter contre ces réseaux». La conférence d’Alger veut être, selon ses organisateurs, ce point de jonction entre les pays concernés pour, indique Messahel, «nous rencontrer, nous concerter et échanger nos expériences». Pourquoi ne pas avoir invité le Maroc et le Sénégal ?

mardi 6 septembre 2011

De la misère des diplomates


C’est la discussion avec un vieux diplomate mauritanien, chevronné, qui m’a obligé à m’intéresser à la question.
En fin de carrière, il m’a dit que comme tout diplomate ayant eu une carrière strictement professionnelle, sans les passe-droits et les mics-macs habituels, il se retrouve, au crépuscule de sa vie, en train de préparer son retour en Mauritanie après deux décennies d’absence. Il rentre avec quelques vieux costumes dont il ne pourra pas faire usage chez lui, une vieille voiture qu’il devra soit conserver et auquel cas continuer à payer pour son entretien chaque jour plus coûteux, soit la vendre à bas prix à un cousin qui devra la dédouaner au pris fort.
«Vous demandez à vos représentants diplomatiques beaucoup de choses sans vous soucier du fait de savoir si vous leur donnez les moyens d’accomplir leurs missions, ou si même vous les mettez dans les conditions pour assurer un minimum». Amer et pour raison.
«Dans mon poste au Golfe, explique un autre, je dois prendre en charge mon logement, l’électricité, l’eau, en plus de l’éducation de mes enfants. Imaginez que mes collègues d’Ethiopie ont pour 3500$ d’indemnités de logement par mois». Ce qui explique que les diplomates de ces pays habitent dans la Chancellerie en général.
Selon eux, il y a eu trois périodes de traitements. La première est celle où les inspections avaient pour objectif d’évaluer la progression du niveau des coûts de la vie dans les pays d’accueil. Les corrections suivaient après.
Sous les militaires, et surtout durant les deux dernières décennies, le régime du «taux consulaire» permettait de jongler avec les salaires. Surtout qu’à part l’Ambassadeur et le comptable, les autres diplomates n’étaient pas tenus d’être sur place. Ce qui aidait ceux qui restaient chez eux à Nouakchott pour utiliser leurs salaires.
Aujourd’hui, tout est plus «compliqué». Alors que les exigences sont plus pressantes. Quand est-ce que les autorités vont-elles accepter de payer le prix d’une bonne vitrine pour la Mauritanie ?

lundi 5 septembre 2011

Gandhi n’en croit pas ses yeux


Gandhi Dahana Hamoud, un joli nom qui sonne comme une exception dans un pays où noms et prénoms se ressemblent. C’est la fille d’un pionnier du journalisme en Mauritanie. Quelqu’un dont la voix a bercé – sur Radio Mauritanie émettant de Nouakchott - les Mauritaniens de l’indépendance, celle de l’époque heureuse, l’époque de l’innocence vertueuse (pour exciter encore plus les commentateurs anonymes du net).
Le père a donné à sa fille chérie le nom de Gandhi, en souvenir du Mahatma. Une preuve de l’état d’esprit qui régnait à l’époque et qui était fait de célébrations du mérite. Et d’engagement pour les valeurs de justice et d’équité.
Comme le père, la fille est devenue journaliste. Plutôt brillante, elle a fait un grand chemin à Radio Mauritanie. Très professionnelle, elle reste peu connue du public des mondanéités nouakchottoises.
La semaine dernière quelques sites d’information rapportaient qu’elle avait été obligée de se dévoiler au service des visas de l’Ambassade de France pour avoir droit à un visa. Ce qui a choqué plus d’un Mauritanien. Comment accepter cette provocation ? Le voile mauritanien couvre très peu du visage et pas besoin de l’enlever pour capter les contours des visages de nos femmes.
Gandhi a vite fait de réagir en apportant un démenti catégorique à l’information. Puis elle a fait publier une photocopie de son visa où elle parait bien voilée. Avec une précision : personne ne lui a demandé son avis au moment de publier l’information. Un mal bien de chez nous. Le mépris de la vérité. Le refus de l’effort de recherche de vérité. Le mensonge convient mieux. Plus facile à développer, à entretenir, à colporter, à adapter… et finalement moins fatiguant à élaborer. Tandis que la vérité s’impose d’elle-même. Impossible de la trafiquer, de la travestir.
Ce qui est curieux à présent, c’est qu’aucun des sites ayant publié l’information n’a eu le courage de revenir là-dessus pour démentir son info. Ça aussi, c’est bien une attitude de chez nous : ne jamais reconnaitre ses fautes.

dimanche 4 septembre 2011

Que faire «pour» la Syrie ?


«Osez-vous somnoler à l’ombre d’une heureuse sécurité, dans une vie frivole comme la fleur du jardin, alors que vos frères de Syrie n’ont plus pour demeure que les selles de chameaux ou les entrailles de vautours ? Que de sang versé ! Que de belles filles ont dû, de honte, cacher leur doux visage dans leurs mains ! Les valeureux Arabes s’accommodent-ils de l’offense et les preux Persans acceptent-ils le déshonneur ?»
Peut-être que ceux parmi nous qui ont lu le merveilleux récit des croisades vues par les Arabes de son auteur Amin Maalouf, auront reconnu cet appel du Cadi Abu Saad Al-Harâwi lancé dans la cour du Khalife de Baghdad en 1099. Les croisés avaient déjà occupé une partie du Sham et commis des massacres qui resteront dans les mémoires un millénaire après.
A la vue de ce qui se passe actuellement à Homs, Alladhiqiya (Lattaquié), Damas, Hamma, Deyr Zour…, on serait tenté de reprendre le même appel au secours. Même si ceux qui commettent aujourd’hui le crime sont les fils du pays.
Qui viendra au secours des populations syriennes ? Les Arabes ? Quelle légitimité pour cela ? Quelles forces ? Quelle cohésion ? Quelle direction ?
L’Occident quant à lui n’est pas prêt à risquer les équilibres savamment obtenus dans une région-poudrière où toutes les guerres (religieuses, ethniques, idéologiques) restent probables. Après tout, il n’a certainement pas oublié que les Alaouites, minorité au pouvoir à Damas, sont ses alliés historiques malgré l’épisode, plus ou moins récent, du parti Baath version Damas. Culturellement, politiquement et même militairement, sionisme et impérialisme ont toujours su exploiter la haine nourrie par les Alaouites à l’encontre des autres composantes musulmanes, largement majoritaires dans la région. Réflexe primaire du plus petit nombre.
La Syrie n’est pas la Libye, en terme de ressources pétrolières. En terme aussi de position géostratégique. La Libye est aux portes de l’Europe. La Syrie en est séparée par la Turquie, dans une certaine mesure.
La Syrie est beaucoup plus «compliquée à gérer» que la Libye. Une attaque frontale contre ce pays signifie une attaque contre le Hezbollah libanais, contre l’Iran. Il faut donc attendre de faire redistribuer les cartes dans la région avant de le décider.
La Syrie qui se meut dans un environnement hostile et qui a pu, malgré certaines accointances avec l’Occident mais aussi l’occupation «indéfinie» du Golan, se présenter comme le dernier bastion du refus face à l’hégémonie d’Israël et de ses parrains, cette Syrie-là a acquis des réflexes de survie qui lui permettent aujourd’hui de faire face à ses ennemis. Quitte à mater dans le sang ce que le pouvoir considère être «l’aspect intérieur de la conspiration» et qui n’est que l’expression de la soif de liberté d’un peuple qui n’a que trop souffert.
Personne ne veut vraiment se porter au secours du peuple syrien qui vit une lente «liquidation». Mais cela donne-t-il au pouvoir actuel un regain de légitimité ? empêchera-t-il les populations de se rebeller contre l’injustice ? Ni l’un ni l’autre.

samedi 3 septembre 2011

Le temps passe


Une semaine déjà que ceux des politiques qui veulent entrer dans le processus de dialogue l’ont fait. Plus d’une semaine que le gouvernement a répondu au moins à deux de leurs doléances : le report des élections qui a été effectivement décidé et l’ouverture des médias publics qui ne s’est pas encore traduite dans les faits. C’est pourtant cette dernière qui va décrisper l’atmosphère.
Imaginons des débats contradictoires où tous sont invités à prendre la parole pour dire ce qu’ils pensent de la situation et du processus lui-même. N’est-ce pas rassurant que de laisser s’exprimer publiquement tous les acteurs ? A l’opinion de juger la justesse de tel ou tel point de vue, la vanité de telle ou telle revendication.
Les Mauritaniens semblent incapables de sortir de la logique du «tout politique». Leurs opérateurs – c’est le terme qu’il faut utiliser dans la mesure où l’exercice de la politique rapporte en terme de revenus – refusent de rompre avec les méthodes régissant jusqu’à présent la vie politique publique. Et ce n’est pas le seul point sur lequel nous n’entendons pas faire des progrès. Il y a aussi toute la question liée à notre rapport avec le temps. Et du coup avec l’Histoire.
Le temps ne compte pas pour nous. La notion de «perte du temps» n’existe pas ici parce que le temps n’est pas une valeur avec laquelle il faut compter. Pas d’accumulation, pas de progrès et même pas d’Histoire.
Comme au temps des campements – et des petits hameaux perdus -, nous nous laissons emporter par des cycles d’abondance et de carence. D’où notre vision circulaire de la vie qui ne fait que revenir sur ses pas… Nous tournons en rond.
Les problèmes posés à l’aube de l’indépendance sont ceux qui se posent aujourd’hui : la construction d’un Etat  moderne, d’une Nation riche de sa diversité, d’une école creuset de formation de la personnalité mauritanienne de demain, d’une société égalitaire où les valeurs citoyennes remplacent ceux liés à la naissance, de routes, d’hôpitaux…
Chaque jour qui passe aujourd’hui sans accord, sans discussions en vue de cet accord, est un temps perdu, donc une chance de moins, une complication de plus.
Le changement sera réellement envisageable le jour où nous comprendrons que nous n’avons pas de temps à perdre. Que nous en perdu assez jusque-là.

vendredi 2 septembre 2011

Comeback diplomatique


La présence du Président Mohamed Ould Abdel Aziz au sommet de Paris conclut un cycle diplomatique qui a obligé les autorités mauritaniennes à s’exercer à un équilibrisme qui n’a pas été forcément compris par tous leurs partenaires.
Cet exercice a commencé par la condamnation, ferme, de toute utilisation de la violence par le régime de Kadhafi contre les populations. Nous sommes le 25 février, seulement une semaine après le début de la révolte populaire. La Mauritanie se retrouvera à la tête du panel des chefs d’Etats désignés par l’UA pour travailler sur le dossier. Parce que notre pays présidait le Conseil de Paix et de Sécurité. Dès lors, la diplomatie du pays s’est retrouvée dans l’obligation de garder une égale distance entre les belligérants de ce qui est devenu une rébellion armée avec une dimension internationale marquée par l’intervention de l’OTAN.
Aux parties libyennes, le Président Ould Abdel Aziz, chef du panel, répètera que ceux qui meurent sont des libyens, que les bombes détruisent les infrastructures libyennes, que c’est leur pays qui est en danger de partition… et qu’il va falloir trouver une solution négociée en ayant comme base de discussions la feuille de route de l’Union Africaine.
Un souci qui doit avoir pesé sur la position mauritanienne : le souci sécuritaire. Dès le début de l’insurrection, tout le monde a vu l’engagement sur le terrain du Groupe libyen de combat et de prédication (GLCP), filiale locale de l’ancien GSPC devenu AQMI. Tout le monde a vu aussi le mouvement extraordinaire d’armes et de combattants partis de la Libye pour aller dans la zone saharo-sahélienne. Ce que la Mauritanie, mais aussi l’Algérie ont senti comme une menace directe sur la sécurité et la stabilité de la région. D’où les appréhensions des uns et les hésitations des autres.
Ce qui n’a pas empêché le Président Ould Abdel Aziz de dire très tôt que Kadhafi ne pouvait plus diriger la Libye et qu’il devait laisser la place pour l’expression du peuple libyen.
La fin de la Libye de Kadhafi ouvre d’énormes opportunités diplomatiques à la Mauritanie. Tout comme elle met fin à une menace qui a toujours pesé sur la stabilité politique du pays par les multiples ingérences et interférences du Guide dans les affaires intérieures mauritaniennes.
Cette fin signifie le retrait des dollars libyens de l’espace africain et, peut-être, le retour des canaux «traditionnels» de contact entre les ensembles arabe et africain. Parmi ces canaux, l’existence d’une diplomatie visant à faire jouer à notre pays son rôle naturel d’interface des deux mondes. Cette vocation naturelle détruite par près de trois décennies d’atermoiements et de navigation à vue, est vitale pour la Mauritanie qui ne peut vivre sans l’ancrage ferme dans ses appartenances arabe et africaine. Seule le Soudan, parmi les pays arabes, aurait pu jouer ce rôle. Mais ce pays a été incapable de gérer sa diversité, ce qui a mené à la partition du Sud.
Le retour sur la scène africaine de la Mauritanie est une option diplomatique qui mérite l’encouragement. Elle fait revenir le pays dans son environnement naturel. Et le tranquillise sur son appartenance, riche par sa diversité.
En attendant le développement futur de ce comeback, rappelons ces phrases de Ould Abdel Aziz devant la conférence de Paris : «Avec la CHUTE DU REGIME DU COLONEL KADHAFI et le contrôle de Tripoli et de la majorité du territoire par les forces du CNT, nous formulons le vœu ardent que la sécurité, l'ordre et la stabilité règnent à nouveau dans ce pays, d'intérêt stratégique pour notre sous région et notre Continent, afin qu'il puisse sauvegarder son intégrité territoriale et son unité et préserver sa paix civile. Le Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union Africaine réuni à Addis Abeba, le 26 août dernier, a lancé un appel en faveur de la formation d'un Gouvernement de Transition, inclusif, qui occupera tout naturellement le siège de la Libye au sein de l'Union Africaine».