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samedi 25 mai 2013

La raison de Hassan NaçrAllah


Le chef du Hezbollah est toujours aussi déterminé qu’il l’était. Pour lui pas question de combattre aux côtés du camp soutenu par les Etats Unis d’Amérique et Israël. C’est comme cela qu’il explique l’engagement du Hezbollah avec les forces régulières syriennes. Engagement qui semble avoir fait basculer le rapport de force au profit des forces régulières et du gouvernement de Damas.
Dans son discours d’aujourd’hui, Hassan NaçrAllah explique que son parti a longtemps hésité à s’impliquer dans le conflit syrien. Indiquant qu’il ne s’agit plus d’une «révolution», encore moins d’un peuple opposé à son gouvernement, mais d’une guerre totale lancée par des groupes «takfiri» dont l’extrémisme a conduit aux massacres de milliers de Musulmans en Irak, en Afghanistan, au Pakistan, en Somalie… «D’ailleurs si l’on fait le compte des victimes de ces mouvements dans ces quatre pays, on est frappé par le fait qu’ils ont tué plus d’érudits, d’intellectuels, de simples citoyens sunnites qu’ils ont tué de Chrétiens ou de Chiites». Un peu pour se défendre de se battre pour une raison autre que celle que dicte la peur de voir ces groupes avoir un sanctuaire en Syrie.
Affirmant que ces groupes extrémistes sont un danger pour l’ensemble des Musulmans, le leader du Hezbollah a expliqué que l’issue de la guerre en Syrie déterminera l’avenir de la région. C’est pourquoi les combattants de son mouvement croient qu’il est de leur devoir de participer aux côtés des forces syriennes.
«Personne ne peut nous demander d’être indifférents, ni d’être du côté de ceux qui ont toujours eu pour dessein de mettre la région à feu et à sang. Il est normal qu’on se range du côté de celui qui nous a soutenus dans la résistance aux agressions sionistes, de celui qui se dresse contre les hégémonies impérialistes dans la région», a dit en substance Hassan NaçrAllah.
Une analyse froide que fait celui qui a tenu tête à Israël en juillet 2006, qui a obligé son armée à se retirer du Sud Liban en 2000, inversant, l’espace d’une décennie, le rapport de force qui a toujours été au profit d’Israël. C’est à cause de cela que le Hezbollah est dans la ligne de mire des pays occidentaux, mais aussi des pays arabes qui le voient réussir là où ils ont tous échoué.