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samedi 4 janvier 2014

Arrêtez l’assassin !

On ne sait plus si on doit croire ce qu’on lit ou pas. Je ne sais pas ce que ce jeune de Nouadhibou a écrit et comment il l’a écrit, encore moins pourquoi il l’a écrit. Mais je sais que ce n’est pas une foule déchainée qui doit dicter le comportement qu’il faut aux Autorités judiciaires et politiques. Ce n’est pas non plus normal qu’une personne paye pour la mort d’une autre. Si l’on en croit certains sites d’information, un homme d’affaires apparemment connu par les sites en questions aurait promis quatre millions d’ouguiyas à celui qui tuerait le jeune auteur des propos blasphématoires. C’est cet homme qu’on devait arrêter au plus vite. Pour le traduire, au plus vite devant les tribunaux pour incitation au meurtre. Si cet homme n’est pas poursuivi, et au plus vite, il faut désespérer de notre Justice et de notre Morale collective.

Face à cette affaire dont on ne sait que ce qui a été écrit par les sites amplement repris par les radios et télés privées, nous avons relevé les mêmes attitudes observées à la suite de l’autodafé de 2012. La même circonspection, puis le même flot de condamnations véhémentes et allant dans le sens de la foule, une voix raisonnée : celle de Mohamed Mokhtar Chinguitty, cet intellectuel islamiste basé à Doha et qui arrive toujours à tempérer les ardeurs en objectant Versets et Hadiths. Ses propos inverseront-ils la tendance comme ce fut le cas en 2012 ?