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samedi 20 juillet 2013

Encore cette faillite des mairies

Dans quelques semaines, il sera question de renouvellement des conseils municipaux. A mon avis le bilan est fait si l’on prend comme critère les amoncellements, les poubelles et l’indifférence générale face à la gestion des déchets ménagers.
Tijikja, parce que j’y suis, à l’entrée de la ville, aux abords des principales artères, des ordures qui pourrissent emplissant l’atmosphère de leurs odeurs nauséabondes. Avec la pluie, les déchets fermentent et les odeurs se solidifient vous agressant comme s’il s’agissait de coups qu’on vous assène.
Même triste image à toute entrée de village, de commune ou de ville. Mais je ne parlerai que de Tijkja et de Boutilimitt où j’estime qu’il ya une population créditée d’une nette avance sur la plupart des Mauritaniens. La consistance de l’élite (en quantité et en qualité), la vieillesse des traditions urbaines, la Modernité et l’ouverture à la mondialisation… autant d’atouts qui auraient faire de ces villes, comme d’Atar aussi, des joyaux, des cités modernes et surtout propres.
A Boutilimitt, tout près de l’hôpital construit sur financement des Qataris, des amoncellements qui pourrissent l’environnement des malades hospitalisés et des leurs. Au milieu de ces amoncellements, des citernes de gaz remplissent les bouteilles en dehors de toute norme de sécurité. Sur l’avenue principale, celle que constitue le goudron de la route de l’Espoir, vous ne pouvez faire cent pas sans être agressé par les odeurs pestilentielles.
C’est bien parce que je connais les maires de ces deux villes (et que je les respecte) que je les interpelle ici personnellement : Mohamed Ould Biha et Youssouf Ould Abdel Vettah, bougez-vous, l’image que reflète votre exercice est bien ternie par la présence des ordures dans les rues de Tijikja et de Boutilimitt ; Messieurs les maires, l’odeur qui pollue l’environnement dans les deux villes et qui met les populations en danger, cette odeur est une sorte d’objection de conscience pour votre exercice, elle est un désaveu permanent de cet exercice.

Je suis malheureux parce que je sais que si ces deux maires-là ne sont pas conscients du préjudice que cette situation fait subir à la décentralisation, aux élus locaux et finalement à la démocratie, si eux qui ont les moyens et qui peuvent avoir les moyens dont ils ont besoin, si eux deux ne font rien, on ne peut rien espérer des maires de DarNaim, de Arafat, de Nouadhibou, de Néma, d’Aïoun, de Kaédi, de Sélibabi, de Kiffa, de Rosso… de tous ces maires qui n’ont pas leur culture, leur niveau de conscience politique et leurs moyens.