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vendredi 19 juillet 2013

La quatrième fête des dattes

C’est la quatrième édition de la fête des dattes à Tijikja, capitale du Tagant. Plus d’officiels que d’habitude, mais pas de ministre. Elle s’assagit parce qu’elle devient plus populaire. Surtout que le Ramadan a dû dissuader la «bourgeoisie» de Nouakchott de faire le déplacement. Cette popularité se traduit par l’ouverture sur les Oueds du Tagant d’abord, ensuite sur toute la culture oasienne de Mauritanie.
Dès la séance d’ouverture un accord a été signé entre les maires des communes à vocation oasienne pour mutualiser la fête sinon à l’organiser de façon alternative. C’est au cours de la cérémonie officielle d’ouverture de la quatrième édition que l’accord a été solennellement annoncé. Le maire de Tijikja, Mohamed Ould Biha a accepté le principe.
Si l’on comprend bien, la fête de Tijikja est désormais «la fête des dattes» parce qu’elle intervient en période de guetna. Parce qu’elle implique désormais toutes les communes oasiennes.
La quatrième édition de la fête arrive en plein Ramadan, ce qui lui donne un cachet religieux qui s’est traduit par la présence des troupes de Med’h. autre particularité : la présence des poètes dont ceux qui ont participé aux compétitions internationales, genre Emirou Chou’araa Sidi Mohamed Ould Bamba, Mohamed Ould Taleb, Abu Shaja, Ould Bella’mash…
Moins ambitieuse que les années précédentes, la fête de cette année n’a pas attiré le grand Nouakchott. Comme qui dirait que les Tijikjois ont décidé de passer la main. Le prétexte de l’implication des autres est bon quand on sait que la manifestation est coûteuse pour l’habitant, surtout le cadre qui se trouve obligé de mobiliser une infrastructure de réception pour les amis et compagnons venus d’ailleurs.
On ne saura pas pourquoi c’est au secrétaire général du ministère du développement rural qu’est revenu la mission d’ouvrir cette édition du festival. Pourtant c’est le ministère de la culture qui prend en charge pour l’essentiel la facture. C’est son secrétaire général qui invite autorités et partenaires. Il est plus question de culture que d’agriculture, de tourisme, de commercialisation des produits…
Qu’à cela ne tienne, c’est le Maire de Tijikja qui ouvre la cérémonie. Trois secrétaires généraux (développement rural, culture et commerce), le Wali, les Maires des communes oasiennes du Tagant et de l’Adrar, et une forte délégation de l’UPR conduite par son secrétaire général, Oumar Ould Maatalla, par ailleurs ministre de l’enseignement secondaire, avec lui le fédéral de son parti Mohamed Ould Abdi.

Moins de chao dans l’organisation que les précédentes éditions, mais assez de laisser-aller. Sympathique cependant atmosphère.