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dimanche 12 juin 2011

Recréation culturelle

Avec quelques amis dont des professeurs, des chercheurs spécialistes et des profanes comme moi, nous avons décidé d’organiser des ateliers de traduction de poésies. Il s’agit de se mettre en groupe pour traduire des poèmes en dialectes de chez nous : en Hassaniya, Pulaar, soninké ou Wolof. On vient de commencer et on entend l’ouvrir à tous ceux qui pourraient être intéressés. Mais pour associer les lecteurs de cette page, je m’en vais vous proposer cette traduction du célèbre poème de Sidi Mohamed Ould El Gaçri. A vous de l’améliorer.

«Kel hamd illi ya waad
lemrayvig wakten raad
’liik Allah ib’aad
dahrak dhaak ilghallaak
u khissrit haalit lablaad
u ‘idt inta lilli jaak
maah inta dhaak u ‘aad
dha maahu dahr ighlaak
’idt aana maani zaad
Sidi Mohamed dhaak»
(heureusement ô Wad Lemrayvig/
qu’à présent qu’Allah a de toi éloigné/
le temps qui t’a fait aimé/
et que le pays a perdu de son éclat/
et que pour celui qui viens à toi, désormais/
tu n’es plus celui qui fut/
et que le temps qui t’a fait aimé n’est plus celui-là,/
je ne suis plus non plus
ce Sidi Mohamed-là)